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Lorraine Vosges Corcieux

Avant-projet, élévation de la façade principale.

Mairie

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  • Mairie
    Corcieux, 1 place Général de Gaulle

Informations générales

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Immatriculation IVR41_20158810592NUC2A
Copyrights (c) Région Lorraine - Inventaire général, (c) Département des Vosges, (c) Commune de Corcieux
Diffusion communication libre, reproduction soumise à autorisation
Date de prise de vue 2015

Auteur(s)

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Auteur du document reproduit Durand Simon 2015

Document reproduit

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  • Tirage diazo vers 1951. 1152w2762 Archives départementales des Vosges, Épinal Auteur : Massé Francis
    Francis Massé

    DPLG, agrément MRU n° 4716 catégorie C. Participe à la seconde reconstruction dans le secteur de Saint-Dié, Impliqué dans l'OP 24. Dresse les plans d'une trentaine de bâtiments à Corcieux le plus souvent en association avec Perrin, parfois seul, en association avec Travaglini et une seule fois avec Meyer-Lévy (mairie de Corcieux).


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    1951 , Auteur : Meyer-Lévy Claude
    Claude Meyer-Lévy (1908 - 2008)

    Né à Paris dans une famille en partie originaire de Phalsbourg, il est le fils de Paul Meyer-Lévy, architecte diplômé (D.P.L.G.), et de Sophie Weill. Marié à Colette Lévy, il en a deux enfants, François, décédé à 22 ans en 1956, et Ariane, artiste peintre. Colette Lévy étant décédée en 1981, il se remarie avec Esther Amsellem née Burckhardt en 1994.

    Élève de Gustave Umbdenstock, architecte alsacien et professeur à Polytechnique, et de Gustave Tournon, professeur aux Beaux-arts, membre de l’Institut, il obtient le diplôme d’architecte en 1933 et le prix Chenavard de l’Institut en 1935. Il y révèle, dans le contexte politique de l’époque, un imaginaire personnel et caustique et témoigne déjà de sa capacité critique. Lauréat du concours d’urbanisme de Belgrade en 1936, il rencontre à nouveau les faveurs du jury l’année suivante et réalise le pavillon du Yachting Club de l’exposition des Arts et Techniques de Paris. En 1938, il est l’architecte du pavillon de la France à l’exposition universelle de San Francisco.

    En 1939, se trouvant toujours à San Francisco, il propose, mêlant utopie, architecture et combat pour la paix, de reconvertir l’île d’Alcatraz en site culturel et festif, dominé par une statue symbolique, Pacifica, grande sculpture de son ami Stackpole. Il accomplit néanmoins son devoir quand éclate la guerre en revenant en France avec les siens pour s’y faire mobiliser. Démobilisé après la débâcle, il est réfugié à St Raphaël, en zone libre, lorsqu’il réussit, en 1942, à regagner San Francisco avec sa famille. En 1943, il s’engage dans les Forces françaises libres (FFL) sous le nom de Claude Merry, et rejoint leur état-major à Londres comme officier de liaison auprès des armées britannique et américaine. Il participe au débarquement à Cherbourg, puis à la libération de Strasbourg en novembre 1944, fait la campagne de Belgique et d’Allemagne, celles aussi de Pologne, Tchécoslovaquie et Hongrie, comme interprète auprès de l’armée américaine et du général Patton. Il est démobilisé à New York, le 11 octobre 1945. Ses faits d’armes lui valent la Croix de guerre 1939-1945, la croix militaire belge, la médaille de la France libre et la médaille de bronze de l’armée américaine.

    Nommé en 1946 architecte en chef adjoint à la Reconstruction et à l’Urbanisme de Saint-Dié, ville qui avait été totalement incendiée sur ordre du général SS Karl Oberg, il devient par la suite architecte des Bâtiments civils et des Palais nationaux et membre de l’Académie d’architecture. On lui doit les collèges, lycées (Jules Ferry) et hôpitaux de Saint-Dié et de Pointe-à-Pitre, les laboratoires de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) à Bagneux, Longjumeau et en Guadeloupe, le siège de la Sécurité sociale, le dispensaire ainsi que le bâtiment de la radio à Fort-de-France. Il participe aussi à la construction d’HLM à Belleville, du siège social de la Banque de reconstruction économique et de développement (BRED) du quai de Bercy à Paris et à l’aménagement de celui du Crédit foncier de France à Paris.

    À Strasbourg, la synagogue du quai Kléber avait été incendiée le 12 septembre 1940. Son projet de construction d’une nouvelle synagogue, la future synagogue de la Paix, véritable centre cultuel, culturel et communautaire s’inscrit dans la vague des synagogues construites en Europe après la Seconde Guerre mondiale. Il reçoit le premier prix du jury final le 10 mars 1952. Résidant à Paris, l’architecte fait appel pour la réalisation des travaux à l’aide d’un architecte strasbourgeois, Jean-Paul Berst, et pour la décoration intérieure à René Heller, brièvement assisté par Charles-Gustave Stoskopf, et au ferronnier Gilbert Poillerat, professeur à l’École nationale des Arts décoratifs.

    La première pierre est posée le 5 septembre 1954 et la synagogue est consacrée le 23 mars 1958. Elle est pour son architecte un acte de foi : « […] un Temple doit, avant tout, être un geste symbolique, au niveau du sacré : une maison communautaire, dans le sens le plus élevé, un lieu de synthèse et de foi ». L’architecture devant à la fois symboliser le devoir de mémoire et marquer l’avènement d’une époque nouvelle, Claude Meyer-Lévy a ainsi voulu marier un plan et des références symboliques traditionnelles avec l’utilisation de matériaux résolument contemporains. Le plan, traditionnel, est celui d’une basilique sans transept, comportant douze colonnes pour les douze tribus d’Israël dont dix à l’intérieur, symbole des dix commandements. Le motif en étoile de la façade principale représente l’étoile de David autant que l’étoile jaune. La modernité s’exprime par le béton brut et une simplicité austère magnifiée par le travail d’orfèvre de Gilbert Poillerat, métallier et grand ami de l’architecte, et dans les tapisseries de Jean Lurçat.

    Dans les vingt années qui suivent, l’agence de Claude Meyer-Levy est rejointe par d’autres associés et conduit d’importants projets, armi lesquels des logements sociaux et des bureaux à Paris, une station de sport d’hiver en Savoie, des

    hôtels à Hyères et en Martinique, des laboratoires et un projet qui ne verra pas le jour : l’aménagement du quartier des Batignolles. Claude Meyer-Levy prend sa retraite en 1998.

    Daltroff Jean, « Claude Meyer-Lévy, architecte. (Paris, 4 juin 1908 – Nîmes, 8 mars 2008)», Archives Juives 1/2011 (Vol. 44) , p. 140-142 URL : www.cairn.info/revue-archives-juives-2011-1-page-140.htm.


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