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Lorraine Meurthe-et-Moselle Nancy

Projet de construction du corps C2, coupe. Tirage diazo inversé. 2 mai 1910.

ensemble de trois hôtels puis pensionnat de Mademoiselle Mersey puis école dite Institution Sainte-Rose actuellement école Saint-Dominique

Informations générales

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Immatriculation IVR41_20145411545NUC2A
Copyrights (c) Région Lorraine - Inventaire général, (c) Ville de Nancy
Diffusion communication libre, reproduction soumise à autorisation
Date de prise de vue 2015

Auteur(s)

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Auteur de l'illustration Durand Simon (reproduction)
Auteur du document reproduit Le Bourgeois Pierre
Pierre Le Bourgeois (1879 - 1971)

Pierre Le Bourgeois (Dieppe 1879-Paris 1971) fit ses études à l'Ecole Nationale des Beaux Arts. Il entreprit deux voyages d'étude au Mexique et aux Etats-Unis. Sa carrière s'est déroulée en deux phases, la première en Meurthe-et-Moselle, la seconde à Paris. Son oeuvre a fait l'objet d'une étude par Patrick Dieudonné, chercheur au L.H.A.C. (laboratoire d'histoire de l'architecture contemporaine) et d'une maîtrise d'histoire de l'art soutenu à l'Universite de Nancy II par Alexia Battistin en 1998. Le résultat de ces travaux est publié sous la forme de divers articles parus dans le Pays Lorrain et des revues spécialisées en histoire de l'architecture. Il en ressort que : "même si l'architecture de l'art déco nancéien n'est pas aussi riche de particularités régionales que celle de l'Art Nouveau, on doitaux années 1925 quelques édifices aussi importants qu'ils sont peu spectaculaires. L'oeuvre de Pierre Le Bourgeois, l'une des moins tapageuses de l'entre deux-guerres, en est l'un des meilleurs exemples"(P. Dieudonné). Au double héritage de l'Art Nouveau et du rationalisme, l'architecte a ajouté une composante classiciste, lisible dans le plan et l'organisation des façades d'un certain nombre de ses oeuvres. Il travailla avec Jean Prouvé, Jean Bourgon, Louis-Hippolyte Boileau... pour quelques bâtiments particulièrement importants : le Pavillon de Nancy à l'exposition internationale des Arts Décoratifs à Paris (1925, aujourd'hui détruit), le Palais de la bière à Nancy (1926, dont l'intérieur est détruit), les grands moulins Vilgrain à Nancy (1928-1929), les Magasins Réunis à Nancy (1928)...Il se présenta à quelques grands concours : en 1922 pour un gratte-ciel de Chicago où il fut le seul projet français primé (mais non retenu), en 1927 pour le Palais de la Société des Nations et en 1930 à Paris pour des immeubles de rapport.

L'activité de Pierre Le Bourgeois dans le Pays-Haut, essentiellement dans le cadre de la Reconstruction après les destructions de la première guerre mondiale a fait l'objet d'une présentation rapide dans l'image du patrimoine n° 93 " le Pays de Longwy" par Marie-France Jacops, Jacques Guillaume et Pascal Thiébaut. Un projet de reconstruction de la ville haute fut présenté en 1920-1921,résultat d'un travail commun de Le Bourgeois et de Louis-Hippolyte Boileau, futur architecte du Trocadero (1).Le parti rayonnant pourrait bien puiser sa source dans l'œuvre de Joseph Stubben (cf. plan des quartiers dit allemands de Thionville). En 1923, Pierre Le Bourgeois s'associa avec un architecte local , Jean Zimmermann (1891 - ?) et tous deux devinrent architectes municipaux de la ville de Longwy. Ils construisirent des équipements scolaires et sportifs, un hôtel de ville, des cités ouvrières et des églises. Pour les établissements industriels, Pierre Le Bourgeois édifia la cité-jardin d'Heumont à Rehon, des villas destinées aux ingénieurs à Longwy et les bureaux de la société Senelle-Maubeuge à Herserange. Pour tous ces bâtiments, il abandonna le décor, accentua la géométrisation des formes et leur simplication en jouant sur l'agencement des volumes, sur un rythme ternaire tout en respectant le principe d'une stricte symétrie. Selon les moyens fournis par le commanditaire, les matériaux choisis donnent une allure austère parfois même quasi empreinte de pauvreté. Mais quand le budget permettait davantage d'aisance, comme à Herserange pour Senelle-Maubeuge, Pierre le Bourgeois n'hésita pas à utiliser des matériaux plus nobles : Comblanchien, marbre, calcaire marbrier (provenant de Bourgogne comme à Senelle), pierre d'Euville (église Saint-Eloi à Rehon) ferronnerie... dont il soigna la mise oeuvre soulignée par des effets de surface. Pour les églises, il puisa parfois son inspiration dans l'architecture romane (ex. Saint-Pirmin de Cutry) ou tint à respecter l'organisation habituelle des volumes dans les églises lorraines (vaisseau unique, tour hors oeuvre en façade, choeur polygonal... comme à l'église de la Nativité de la Vierge à Hussigny). Il utilisa le béton, en voile de béton armé pour le voûtement des églises (1924 : Hussigny ) en pieux de béton armé (système Frankignoul pour le groupe scolaire de Longwy). On signalera enfin, cas un peu particulier- la construction dans les années 1925-1930 d'une villa d'ingénieur inspiré des réalisations de Mallet-Stevens (emboîtement des volumes géométriques, lignesépurées, toitures en terrasse...) où la seule référence à l'Art déco apparaît dans le décor des allèges des fenêtres.


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  • Archives municipales de Nancy, cote : 668 W 290

    Archives municipales de Nancy, cote : 668 W 290

    668 W 290 Archives municipales, Nancy