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salle des fêtes actuellement gymnase de l'école dite Institution Sainte-Rose puis école Saint-Dominique

Dossier IA54003320 réalisé en 2015
Destinations gymnase
Dénominations salle des fêtes
Aire d'étude et canton Nancy
Adresse Commune : Nancy
Adresse : 25 rue des Tiercelins , Drouin
Cadastre : 1972 BD 202 ; 2008 BD 202

Salle des fêtes aménagée au rez-de-chaussée du corps de bâtiment construit par l'architecte Pierre Le Bourgeois (1879-1971) en 1910-1911, ce corps de bâtiment constituant une adjonction de l'école dite Institution Sainte-Rose formant retour sur la rue des Tiercelins. Durant le 4e quart du 20e siècle, elle est transformée en gymnase, le corps de bâtiment étant surélevé d'un niveau en retrait, la façade sur la cour des élèves équipé d'un mur d'escalade.

Période(s) Principale : 1er quart 20e siècle
Secondaire : 4e quart 20e siècle
Dates 1910, daté par source
Auteur(s) Auteur : Le Bourgeois Pierre,
Pierre Le Bourgeois (1879 - 1971)

Pierre Le Bourgeois (Dieppe 1879-Paris 1971) fit ses études à l'Ecole Nationale des Beaux Arts. Il entreprit deux voyages d'étude au Mexique et aux Etats-Unis. Sa carrière s'est déroulée en deux phases, la première en Meurthe-et-Moselle, la seconde à Paris. Son oeuvre a fait l'objet d'une étude par Patrick Dieudonné, chercheur au L.H.A.C. (laboratoire d'histoire de l'architecture contemporaine) et d'une maîtrise d'histoire de l'art soutenu à l'Universite de Nancy II par Alexia Battistin en 1998. Le résultat de ces travaux est publié sous la forme de divers articles parus dans le Pays Lorrain et des revues spécialisées en histoire de l'architecture. Il en ressort que : "même si l'architecture de l'art déco nancéien n'est pas aussi riche de particularités régionales que celle de l'Art Nouveau, on doitaux années 1925 quelques édifices aussi importants qu'ils sont peu spectaculaires. L'oeuvre de Pierre Le Bourgeois, l'une des moins tapageuses de l'entre deux-guerres, en est l'un des meilleurs exemples"(P. Dieudonné). Au double héritage de l'Art Nouveau et du rationalisme, l'architecte a ajouté une composante classiciste, lisible dans le plan et l'organisation des façades d'un certain nombre de ses oeuvres. Il travailla avec Jean Prouvé, Jean Bourgon, Louis-Hippolyte Boileau... pour quelques bâtiments particulièrement importants : le Pavillon de Nancy à l'exposition internationale des Arts Décoratifs à Paris (1925, aujourd'hui détruit), le Palais de la bière à Nancy (1926, dont l'intérieur est détruit), les grands moulins Vilgrain à Nancy (1928-1929), les Magasins Réunis à Nancy (1928)...Il se présenta à quelques grands concours : en 1922 pour un gratte-ciel de Chicago où il fut le seul projet français primé (mais non retenu), en 1927 pour le Palais de la Société des Nations et en 1930 à Paris pour des immeubles de rapport.

L'activité de Pierre Le Bourgeois dans le Pays-Haut, essentiellement dans le cadre de la Reconstruction après les destructions de la première guerre mondiale a fait l'objet d'une présentation rapide dans l'image du patrimoine n° 93 " le Pays de Longwy" par Marie-France Jacops, Jacques Guillaume et Pascal Thiébaut. Un projet de reconstruction de la ville haute fut présenté en 1920-1921,résultat d'un travail commun de Le Bourgeois et de Louis-Hippolyte Boileau, futur architecte du Trocadero (1).Le parti rayonnant pourrait bien puiser sa source dans l'œuvre de Joseph Stubben (cf. plan des quartiers dit allemands de Thionville). En 1923, Pierre Le Bourgeois s'associa avec un architecte local , Jean Zimmermann (1891 - ?) et tous deux devinrent architectes municipaux de la ville de Longwy. Ils construisirent des équipements scolaires et sportifs, un hôtel de ville, des cités ouvrières et des églises. Pour les établissements industriels, Pierre Le Bourgeois édifia la cité-jardin d'Heumont à Rehon, des villas destinées aux ingénieurs à Longwy et les bureaux de la société Senelle-Maubeuge à Herserange. Pour tous ces bâtiments, il abandonna le décor, accentua la géométrisation des formes et leur simplication en jouant sur l'agencement des volumes, sur un rythme ternaire tout en respectant le principe d'une stricte symétrie. Selon les moyens fournis par le commanditaire, les matériaux choisis donnent une allure austère parfois même quasi empreinte de pauvreté. Mais quand le budget permettait davantage d'aisance, comme à Herserange pour Senelle-Maubeuge, Pierre le Bourgeois n'hésita pas à utiliser des matériaux plus nobles : Comblanchien, marbre, calcaire marbrier (provenant de Bourgogne comme à Senelle), pierre d'Euville (église Saint-Eloi à Rehon) ferronnerie... dont il soigna la mise oeuvre soulignée par des effets de surface. Pour les églises, il puisa parfois son inspiration dans l'architecture romane (ex. Saint-Pirmin de Cutry) ou tint à respecter l'organisation habituelle des volumes dans les églises lorraines (vaisseau unique, tour hors oeuvre en façade, choeur polygonal... comme à l'église de la Nativité de la Vierge à Hussigny). Il utilisa le béton, en voile de béton armé pour le voûtement des églises (1924 : Hussigny ) en pieux de béton armé (système Frankignoul pour le groupe scolaire de Longwy). On signalera enfin, cas un peu particulier- la construction dans les années 1925-1930 d'une villa d'ingénieur inspiré des réalisations de Mallet-Stevens (emboîtement des volumes géométriques, lignesépurées, toitures en terrasse...) où la seule référence à l'Art déco apparaît dans le décor des allèges des fenêtres.


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architecte, attribution par source

Cette ancienne salle des fêtes occupe le rez-de-chaussée du corps de bâtiment élevé à l'angle de la rue des Tiercelins et de la rue Drouin, l'étage étant occupé par des salles de classes (dont les anciennes salles dite de patronage). Ce corps de bâtiment comprend 3 travées sur la rue des Tiercelins, 1 travée sur la rue Drouin et 1 travée d'angle oblique revêtue de pierre de taille et marquée par deux chaînes verticales en bossage. L'élévation extérieure est à 2 niveaux, surmontés d'un garde-corps à balustres fermant le toit en terrasse sur laquelle prend place un étage en retrait. Ce 3e étage est couvert d'une toiture en tuiles mécaniques, à longs pans et croupes (croupe droite et croupe polygonale dans l'angle). La façade sur la rue des Tiercelins est percée au rez-de-chaussée de baies en arc surbaissé surmontées d'une agrafe enrichie d'un motif de coquille et de feuillage, à l'étage de baies jumelles à linteau droit et chambranle à ressauts. Dans la travée d'angle s'ouvre une porte à linteau droit marquée d'une corniche saillante portée par des consoles à enroulement et motifs de guirlande perlée et culots ; elle est surmontée d'un oculus orné d'un décor de culots campanulés disposés de part et d'autre d'une coquille sommitale et de palmes liées par une agrafe perlée dans la partie inférieure. L'intérieur de l'ancienne salle des fêtes contient une scène surélevée, ouverte par un large arc en cintre surbaissé et mouluré. Le mur qui la surmonte est orné d'un décor en plâtre composé de 2 masques (formant fausse agrafe) dans la partie centrale, de palmes et d'une guirlande de laurier (disposé en tore et en chute) supportant 2 cadres ovales nus à chaque extrémité, ces éléments en demi-relief sont disposés sur un décor de quadrillage (4 lignes superposés de carrés, agrémentés de rosaces sur la ligne supérieure) ; une guirlande identique sur quadrillage orne le mur entre les fenêtres.

Murs calcaire moellon enduit
Toit tuile mécanique
Étages sous-sol, rez-de-chaussée, 3 étages carrés
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures terrasse
toit à longs pans
croupe
croupe polygonale
Techniques sculpture
Représentations coquille masque palme laurier
Précision représentations

tore de laurier ; chute de laurier ; ornement à forme géométrique : quadrillage

Statut de la propriété propriété privée
Sites de protection secteur sauvegardé
(c) Région Lorraine - Inventaire général ; (c) Communauté urbaine du Grand Nancy ; (c) Ville de Nancy - Tronquart Martine
Martine Tronquart

Chercheur au Service Régional de l'Inventaire du Patrimoine Culturel, site de Nancy.


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- Vaxelaire Yann
Yann Vaxelaire

Architecte du patrimoine à la ville de Nancy. A participé à l'étude menée par le Service de l'Inventaire général du Patrimoine sur la ville de Nancy.


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