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Réseau de navigation : canal de la Marne au Rhin

Dossier IA57030000 réalisé en 2013
Aires d'études aire d'étude de région Lorraine, Réchicourt-le-Château
Localisation Commune : Réchicourt-le-Château
Lieu-dit :
Précisions oeuvre située en partie sur le canton Réchicourt-le-Château
oeuvre située en partie sur la commune Moussey
oeuvre située en partie sur la commune Gondrexange
oeuvre située en partie sur la commune Réchicourt-le-Château

L’étude du tracé d’un canal reliant la Marne au Rhin, entre Vitry-le-François et Strasbourg a été réalisée en 1826 par l’ingénieur des ponts et chaussées M. Brisson. Les travaux commencent en 1839 et se terminent en 1853, entrecoupés d’arrêts, notamment en 1844 lorsque l'administration s'interroge sur une éventuelle inutilité d’un canal en raison de la construction de la ligne de chemin de fer Paris-Strasbourg. La première section entre Vitry et Nancy est ouverte en 1851 et la seconde entre Nancy et Strasbourg en 1853. Le canal sur toute sa longueur (314km) compte, à l’origine 178 écluses, il y en a 154 aujourd’hui. C’est un canal à deux biefs de partage dont le second, le bief de partage des Vosges est alimenté par les étangs réservoirs dont celui de Gondrexange et Réchicourt, eux-mêmes alimentés par la Sarre et ses affluents. Les étangs réservoirs de Gondrexange et de Réchicourt ont subi de nombreuses modifications afin d’améliorer l’alimentation en eau de ce canal qui a toujours été problématique. Sous l’occupation allemande, des travaux sont entrepris. Entre 1893 et 1896, les écluses sont agrandies afin de correspondre au gabarit Freycinet en place depuis 1879, en France. Le passage au niveau de l’étang de Réchicourt, à travers la forêt, a nécessité la construction de 6 écluses aujourd’hui désaffectées et remplacées par l'écluse de grande chute de Réchicourt mise en service en 1964. En 1968, l'enfoncement est passé à 2,20m au lieu de 2m.

Le creusement du canal a modifié un paysage à dominante forestière. Le réseau hydrographie était déjà utilisé et marquait le paysage. Étang, moulin et canaux de flottage du bois étaient déjà présents depuis le Moyen Age lorsque les travaux du canal sont commencés. Les étangs qui alimentent le canal sont creusés depuis le Moyen Age dans le but d'assainir le sol marécageux, ils sont ensuite utilisés comme réserve de poissons et pour alimenter les canaux de dérivation des moulins de Réchicourt, de Moussey et de Gondrexange. L'étang de Réchicourt était utilisé pour le flottage des bois destiné aux salines de Moyenvic situées à quelques kilomètres.

Jusque la fin du 19e siècle, les bateaux étaient halés par des chevaux et des hommes. A parti de 1895, la traction électrique remplace hommes et animaux puis en 1933, c'est la généralisation des automoteurs.

Pendant l'annexion de l'Alsace-Moselle, une partie du canal est administrée par l'Allemagne. Un accord appelé "arrangement provisoire" est ratifié par les deux gouvernements en 1898 afin de régler les problèmes d'alimentation en eau et de gestion des chômages (ref. doc A. Schontz "Les voies navigables en Lorraine, 2004). Le canal est géré par VNF (voies navigables de France), il est rattaché au Service navigation du Nord-Est, subdivisions de Bar-le-Duc, Void,Toul, Nancy, et au Service navigation de Strasbourg, subdivisions de Sarrebourg-Mittersheim, Saverne, Strasbourg-canaux. Aujourd'hui, le trafic n'est pratiquement plus commercial mais consiste essentiellement en bateau de la plaisance.

Période(s) Principale : 19e siècle, 2e moitié 19e siècle , daté par source
Secondaire : 2e moitié 20e siècle
Auteur(s) Auteur : Collignon Charles-Etienne,
Charles-Etienne Collignon (1802 - 1885)

ingénieur polytechnicien ayant conduit les travaux du canal de la Marne au Rhin


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ingénieur des Ponts et Chaussées, attribution par travaux historiques
Auteur : Brisson Barnabé,
Barnabé Brisson (1777 - 1828)

Il fut attaché au service du canal du Rhône au Rhin et aux travaux du canal de Saint-Quentin. C'est lui qui a étudié l'avant-projet de conception du canal de la Marne au Rhin, en 1826.


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ingénieur des Ponts et Chaussées, attribution par travaux historiques
Auteur : Lyautey Léon Just Emile,
Léon Just Emile Lyautey (1821 - 1894)

Polytechnicien, ingénieur des Ponts et Chaussées, nommé à Nancy pour diriger les travaux de construction du canal de la

Marne au Rhin, 2e section. Père du Maréchal Lyautey.


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ingénieur des Ponts et Chaussées, attribution par travaux historiques

Le canal de la Marne au Rhin est un canal de jonction à bief de partage. Long de 314 km il relie la Marne (à Vitry-le-François) au Rhin (à Strasbourg). Par le canal latéral de la Marne, il est connecté au réseau navigable de la Seine vers l'Ile-de-France et la Normandie. Le canal passe dans cinq bassins de rivières : Marne, Meuse, Moselle, Sarre et Rhin. Il n'a que deux points de partage un entre la Marne et la Moselle et un second entre la Moselle et le Rhin, le bief de partage des Vosges (263m). L'alimentation en eau du canal du bief des Vosges et des versants qui s'y rattachent utilisent l'eau des rivières du sommet, la Sarre notamment et celles des étangs réservoirs de Gondrexange, Réchicourt et Parroy (54). Au niveau du bief de partage des Vosges, à Gondrexange, le canal de la Marne au Rhin rencontre le canal des houillères de la Sarre. C'est un canal à petit gabarit, dit Freycinet (bateaux de 250 à 300 tonnes ; 39m sur 5,20m, mouillage 2,20m, hauteur libre 3,50m). A chaque écluse, manuelle à l'origine, est affectée une maison éclusière. Ces maisons éclusières sont construites sur le même plan, elles ont 5 pièces d'habitation et annexes et un jardin dont la superficie varie entre 7 et 8 ares. La surface initiale des maisons est de 46m2. En 1980, elles sont encore toutes en place mais la n°6 est vétuste et inoccupée. Le tambour d’entrée était en bois à l’origine, il est refait en dur au 20e siècle. La maison de l'écluse n°9 a aujourd'hui une superficie plus grande, c'est une maison reconstruite après le second conflit mondial par l'architecte agréé par le MRU, Joseph Denny.

En 1921, malgré les travaux de consolidation des digues de l’étang de Gondrexange augmentant sa capacité de 2 millions de m3 l’administration acquière l’étang du Stock et fait construire une usine élévatoire. Pour éviter une inondation en cas de rupture de digue dans la traversée de l’étang de Gondrexange, des portes de garde, au pont de Gondrexange et col des Français sont installées (ref Schontz ).

Références documentaires

Documents d'archives
  • Mémoire, canal de la Seine au Rhin, 26 aout 1826

    Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, Nancy : 3S359
Bibliographie
  • Les voies navigables en Lorraine / André Schontz. - Metz : Ed. Serpenoise, 2004. - 189 p. : ill., plans, cartes ; 34 cm. Vocabulaire p. 177-182.

    Conseil Régional de Lorraine, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy : L ARCH-PUB
(c) Région Lorraine - Inventaire général - Zeller-Belville Catherine
Catherine Zeller-Belville , né(e) Belville (14 07 70 - )
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- Zeller-Belville Catherine
Catherine Zeller-Belville , né(e) Belville (14 07 70 - )
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