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église paroissiale de l'Immaculée-Conception-et-Saint-Laurent

Présentation du mobilier de l'église de Neuviller-lès-Badonviller

Dossier IM54303513 réalisé en 2011

Fiche

Œuvres contenues

Aire d'étude et canton Meurthe-et-Moselle - Badonviller
Localisation Commune : Neuviller-lès-Badonviller
Adresse : rue du Colonel Driant

Joseph-Louis Steiner (1876-1937), nommé curé de Neuviller-lès-Badonviller le 16 janvier 1910, a été évacué par ordre de l'autorité militaire avec ses parents et ses paroissiens le 28 février 1915; il avait sauvé les vases sacrés avant cette évacuation et fait retirer les ornements par un prêtre mobilisé. L’ensemble a d'abord été transféré à Vézelise par véhicule militaire le 10 décembre 1916 sur ordre du colonel Auge, chef d'état-major de l'armée de Lorraine. Les objets étaient revenus à l'église provisoire de Neuviller-lès-Badonviller dès février 1920. Cette évacuation du mobilier religieux explique la présence d'objets de culte antérieurs à la reconstruction de l'église.

Avant 2001, alors que l'église de Neuviller-lès-Badonviller relevait de la paroisse Vosges qui regroupait les églises d'Angomont, Badonviller, Bréménil et Saint-Maurice-aux-Forges, le ciboire IM54011454, l'ensemble calice-patène, IM54011491 et l'ostensoir IM54011485, ont été déplacés dans le coffre-fort de l'église Saint-Martin de Badonviller, pour assurer leur sécurité. Ce coffre a été ouvert le 19 janvier 2011, ces trois pièces portaient chacune une étiquette les identifiant comme appartenant à Neuviller-lès-Badonviller.

Auteur(s) Auteur : Cayette, Jules
Jules Cayette, ( 27 mai 1882 - 2 janvier 1953)

Jules Edouard Cayette naît en 1882 d'un père lorrain exilé à Paris. La famille rentre à Nancy en 1888. En 1896, il s'inscrit pour une première fois à l’École municipale et régionale des Beaux-arts à Nancy. A sa sortie de l'école en 1899, il entre comme apprenti chez Férez, sculpteur sur bois et menuisier nancéien. En 1900, il se réinscrit aux Beaux-Arts, tout en poursuivant son apprentissage chez Schwartz. Il quitte définitivement l'école en 1902. Pendant cet apprentissage, il a reçu l'enseignement de Victor Prouvé ou d'Eugène Vallin. En 1904, il entre comme collaborateur chez Jacques Gruber où il perfectionne son style. L'atelier jouxte alors celui de Vallin, d'où une influence certaine de ce dernier sur les premières œuvres de Jules Cayette. En 1910, il s'établit à son compte. A partir de 1912, il expose régulièrement à la Société Lorraine des Amis des Arts. C'est à cette époque qu'il rencontre son principal mécène : Saint-Just Péquart (1881-1944). Les années 1920 sont les années de gloire des ateliers qui emploient une douzaine d'ouvriers. Les productions sont très variées : du cendrier en bronze aux luminaires (toujours avec des verreries de Daum) en passant par le mobilier religieux ou commercial. Il opère un changement stylistique majeur en très peu de temps : il délaisse le style Art nouveau pour un style transitionnel, puis adopte pleinement le style Art déco pour devenir un pionnier de celui-ci à Nancy dès les années 1926-1928. La cessation officielle de l'activité fait suite à la déclaration de l'état de faillite le 8 août 1933. Vers les années 1941-1943, Jules Cayette s'installe 113 bis rue du Maréchal Oudinot. Il continue de créer et de produire via les ateliers d'anciens collaborateurs jusqu'à sa mort en 1953. Jules Cayette fut, à l'instar de Victor Prouvé, un artiste multiple qui explora toutes les voies artistiques : bijouterie, grès, gravure, sculpture, peinture (aucune œuvre actuellement connue), ferronnerie, bronze, bois....


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L'église de l'Immaculée Conception et de Saint-Laurent possède un mobilier diversifié, ainsi une croix d'autel de la fin du 18e siècle, deux baisers de paix, quatre ensembles de chandeliers d'autel et sept de chandeliers d'église, un reliquaire de la Vraie Croix, une châsse-reliquaire avec une relique du titulaire de l'église, saint Laurent, entourée de huit autres reliques, un pupitre-thabor, toutefois, seul l'ensemble calice-patène IM54300430 est venu s'ajouter aux vases sacrés antérieurs à la reconstruction de l'église.

A la sacristie, une liste manuscrite des dépositaires de la statue pour la Confrérie de saint Joseph, présente quinze noms de 1968 à 1982, date à laquelle cette pratique semble avoir cessé. S'agit-il de la statuette de saint Joseph, présente sur l'autel latéral sud, aux pieds d'une statue de saint Joseph posée sur le tabernacle?

Une statue en bois, polychrome de la Vierge à l'Enfant, dite Notre-Dame de Neuviller, datant du 18e siècle, signalée en dépôt chez un particulier lors du pré-inventaire de décembre 1991, a été restituée à la mairie le 11 juillet 2013.

Précisions inscription

L'église de l'Immaculée Conception et de Saint-Laurent possède un mobilier diversifié, ainsi une croix d'autel de la fin du 18e siècle, deux baisers de paix, quatre ensembles de chandeliers d'autel et sept de chandeliers d'église, un reliquaire de la Vraie Croix, une châsse-reliquaire avec une relique du titulaire de l'église, saint Laurent, entourée de huit autres reliques, un pupitre-thabor, toutefois, seul l'ensemble calice-patène IM54300430 est venu s'ajouter aux vases sacrés antérieurs à la reconstruction de l'église.

A la sacristie, une liste manuscrite des dépositaires de la statue pour la Confrérie de saint Joseph, présente quinze noms de 1968 à 1982, date à laquelle cette pratique semble avoir cessé. S'agit-il de la statuette de saint Joseph, présente sur l'autel latéral sud, aux pieds d'une statue de saint Joseph posée sur le tabernacle?

Une statue en bois, polychrome de la Vierge à l'Enfant, dite Notre-Dame de Neuviller, datant du 18e siècle, signalée en dépôt chez un particulier lors du pré-inventaire de décembre 1991, a été restituée à la mairie le 11 juillet 2013.

(c) Région Lorraine - Inventaire général ; (c) Conseil départemental de la Meurthe-et-Moselle - Chrétien Anne - Laumon Annette