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place dite nouvelle place de Grève, puis place de la Liberté, place de Grève, place de l'Académie, actuellement place Carnot

Dossier IA54003382 réalisé en 2016

Fiche

  • La place vers le Nord-Ouest.
    La place vers le Nord-Ouest.
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • Université de Nancy, actuellement Campus universitaire de la Faculté de Droit, Sciences économiques et Gestion de Nancy
    • immeuble Thyriet, puis Paul de Rozières, actuellement chancellerie des universités de Lorraine
    • fontaine
    • station d'autobus
Appellations nouvelle place de Grève, place de la Liberté, place de l'Académie, place Carnot
Parties constituantes non étudiées fontaine, station d'autobus
Dénominations place
Aire d'étude et canton Nancy
Adresse Commune : Nancy
Adresse : place Carnot
Cadastre : non cadastré

Place aménagée à partir de 1774 à l'emplacement de l'ancien bastion des Michottes qui flanquait l'angle sud-ouest de l'enceinte de la vieille ville de Nancy. Baptisée nouvelle place de Grève, elle est destinée à remplacer l'ancienne place éponyme (emplacement de l'actuelle place Dombasle et de la bibliothèque municipale) comme marché au foin, à la paille, au vin et denrées diverses. L'idée de créer cet espace fait suite à la proposition formulée dès 1770 par l'ingénieur en chef des fortifications Lavarenne de lotir l'ancienne place de Grève, pour payer les travaux d'embellissement qu'il projette de réaliser à Nancy. La municipalité adjuge les travaux de démolition du bastion des Michottes à l'entrepreneur Nicolas Binard le 17 décembre 1774. La nouvelle place est reliée à la ville neuve par la rue de la Vénerie (actuelle rue Guerrier de Dumast), la rue des Michottes (dite communication nouvelle) percée en 1772 au travers du même bastion, et à la vieille ville par le prolongement de la rue de la Monnaie et une rue créée sur la courtine sud arasée des remparts (actuelle rue Gustave Simon). Elle s’inscrit dans un espace limité à l’Ouest par l'ancienne vénerie ducale (où était regroupée la meute du duc), au Sud par une brasserie (aménagée en 1769 par le brasseur Hoffmann sur des dépendances de l’ancien hôpital militaire), à l’Est par la rue des Michottes, au Nord par un terrain comprenant une exploitation de schistes dite l'’ardoisière (dont la mise en oeuvre aurait commencée en 1764 d'après le journal de Nicolas Durival, tome VI) et les bastions de Salm et de Danemark (sur lesquels sera aménagé à partir de 1784 l’actuel cours Léopold dans le prolongement de la place). La place est nivelée entre 1781 et 1790, la vénerie accueille alors une manufacture de drap puis un hôpital (ou hospice, fondé en 1774 et transféré à cet emplacement en 1778) pour les enfants trouvés. En 1792 elle prend le nom de place de la Liberté, avant de retrouver le nom de place de Grève dès 1794 puisque lieu des exécutions capitales. Elle est régularisée en 1784 par l'ingénieur en chef des ponts et chaussées François-Michel Lecreulx, qui l'intègre dans un ensemble plus vaste comprenant l'aménagement de l'actuel cours Léopold (IA54003353) dans le cadre de son projet général d'embellissement de Nancy. Une élévation de façade uniforme est imposée aux propriétaires des parcelles bordant la place. Sur la partie située dans le fossé, à la pointe du bastion, est bâtie une série de maisons basses à 1 étage, en bois, qualifiées de baraques. Le nivellement de la place se poursuit jusqu'en 1828, date à laquelle l'architecte municipal Charles Débuisson propose un aménagement général de l'espace, complété en 1832 par la création d'une fontaine en fonte dite château d'eau, destinée à aérer les eaux de la source de Boudonville distribuées dans toute la ville (enlevée dans les années 1950 pour être remplacée par un jet d'eau, supprimé à son tour vers 1995). En 1858 le nouvel architecte municipal Prosper Morey construit le palais universitaire (dit palais de l'Académie, actuelle faculté de droit IA54030066), premier bâtiment à ne pas respecter l'élévation architecturale voulue par François-Michel Lecreulx. Puis, en 1861, le même Morey construit une école primaire supérieure à côté de l'Académie dont la façade, conçue comme un accompagnement de cette dernière, est conforme à l'ordonnance, cette école a disparu pour faire place à l'actuelle bibliothèque universitaire. Le débat sur la conservation de l’ordonnance de 1784 imposant l’uniformité des constructions est relancé en 1874 à l'occasion de la construction de l'hôtel Quillard (IA54003525) dont le style éclectique est en rupture avec l'architecture néoclassique dessinée à la fin du 18e siècle. La question sera reposée à chaque nouvelle construction envisagée sur la place (exemple de la surélévation de la maison Quintard au n° 14 réalisée en 1904 par l'architecte Charles Bourgon), et son abandon ne sera acté qu'en 1922 à l'occasion de la transformation de l'immeuble de la société de presse, l'Eclair de l'Est (IA54003524). Elle est rebaptisée place Carnot en 1895, en l'honneur du président Sadi Carnot assassiné à Lyon l'année précédente. Sous la IIIe République, s'y déroulent parades et exercices militaires. Elle accueille aujourd’hui une fête foraine durant tout le mois d’avril. Un kiosque-abri (= station d'autobus) est construit en 1904 pour la Compagnie générale française des tramways sur le côté Est, en remplacement d'un kiosque à journaux ; il servait d'abri pour les voyageurs avant d'être utilisé comme kiosque à journaux jusque dans les années 1980 puis aménagé en débit de boissons. Depuis 1971 un parc de stationnement souterrain se trouve sous le terre-plein central.

Période(s) Principale : 4e quart 18e siècle
Auteur(s) Auteur : Lecreulx François-Michel, ingénieur, attribution par source
Auteur : Débuisson Charles, architecte, attribution par source

La place Carnot est un vaste quadrilatère de 130 mètres sur 170 mètres, ouvert au nord sur le cours Léopold, dont elle constitue le prolongement. Elle est toutefois légèrement plus large que ce dernier, et forme un décrochement qui rompt l'alignement des façades du cours du côté de la vieille ville. L'aménagement de la partie centrale réservée aux piétons, est simplement constitué d'un alignement d'arbres périphérique planté sur une pelouse, complété par un massif fleuri occupant l'emplacement de l'ancienne fontaine. Le reste de l'espace central est recouvert d'un gravillonnage. Les faces est et sud sont occupées par des bâtiments à usage d'habitation, construits selon l'ordonnance initiale, à l'exception d'une série de bâtiments sur la face Sud qui viennent remplacer les baraques qui se trouvaient à l'angle de la rue Guerrier de Dumast (n° 3 : IA54003524, n° 5 : IA54003523, n°7, n°9). La face ouest est constituée d'un ensemble d'édifices à vocation scolaire et universitaire : bibliothèque universitaire (IA54030091), faculté de droit (IA54030101), centre européen universitaire, et résidence du recteur d'académie (IA54003073). Site inscrit par arrêté du 17 septembre 1947.

Jardins pelouse, groupe d'arbres, massif de fleurs

<import cindoc>NancyArc</import cindoc><lot>0208-2</lot> <publication MCC>à verser</publication MCC><BIBLIO>Courbe Ch, Les rues de Nancy du XVIe siècle à nous jours, t 2, 1886 p. 245-254</BIBLIO><ARCHIV></ARCHIV>

Statut de la propriété propriété de la commune
Sites de protection secteur sauvegardé, site inscrit

Références documentaires

Documents d'archives
  • Bibliothèque municipale, Nancy, Cote : FG1 Nancy Plan 47 (ancienne cote)

    Bibliothèque municipale, Nancy : FG1 Nancy Plan 47 (ancienne cote)
  • Archives municipales, Nancy, Cote : dossier de plans n° 45 (cote provisoire)

    Archives municipales, Nancy : dossier de plans n° 45 (cote provisoire)
  • Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, Nancy, Cote : 1926 W 125

    Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, Nancy : 1926 W 125
  • Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, Nancy, Cote : 1926 W 126

    Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, Nancy : 1926 W 126
  • Bibliothèque municipale, Nancy, Cote : FG5 PLA 19 (ancienne cote)

    Bibliothèque municipale, Nancy : FG5 PLA 19 (ancienne cote)
  • Bibliothèque municipale, Nancy, Cote : FG4 PLA 1 (ancienne cote)

    Bibliothèque municipale, Nancy : FG4 PLA 1 (ancienne cote)
  • Archives municipales, Nancy, Cote : 1 Fi 301

    Archives municipales, Nancy : 1 Fi 301
  • Archives municipales, Nancy, Cote : 1 Fi 1289

    Archives municipales, Nancy : 1 Fi 1289
  • Archives municipales, Nancy, Cote : 1 Fi 1936

    Archives municipales, Nancy : 1 Fi 1936
  • Archives municipales, Nancy, Cote : 3 Fi 109

    Archives municipales, Nancy : 3 Fi 109
  • Archives municipales, Nancy, Cote : 1 Fi 705

    Archives municipales, Nancy : 1 Fi 705
  • Archives municipales, Nancy, Cote : 1 M 207

    Archives municipales, Nancy : 1 M 207
  • Archives municipales, Nancy, Cote : 1 Fi 1271

    Archives municipales, Nancy : 1 Fi 1271
  • Archives municipales, Nancy, Cote : 1 Fi 1077

    Archives municipales, Nancy : 1 Fi 1077
(c) Région Lorraine - Inventaire général ; (c) Ville de Nancy ; (c) Communauté urbaine du Grand Nancy - Tronquart Martine
Martine Tronquart

Chercheur au Service Régional de l'Inventaire du Patrimoine Culturel, site de Nancy.


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- Vaxelaire Yann
Yann Vaxelaire

Architecte du patrimoine à la ville de Nancy. A participé à l'étude menée par le Service de l'Inventaire général du Patrimoine sur la ville de Nancy.


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