Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Maison éclusière n°9 et maison de garde

Dossier IA57030032 inclus dans Site d'écluse n°9 réalisé en 2013

Fiche

Dossiers de synthèse

Précision dénomination maison éclusière
Parties constituantes non étudiées remise agricole
Dénominations maison
Aire d'étude et canton Réchicourt-le-Château
Adresse Commune : Moussey

Cette maison éclusière a été construite et mise en service en même temps que le canal, en 1848. Elle avait le même plan que celle des maisons éclusières des anciennes écluses (1à 6) et de l'écluse n°7. Elle a été reconstruite après la seconde guerre mondiale par l'architecte Joseph Denny. Une dépendance agricole d'origine existe toujours dans le jardin. A droite de cette maison éclusière, il reste deux bâtiments qui sont les dépendances d'une ancienne maison du responsable de la garde du canal. Sur un plan allemand daté de 1898, ces deux bâtiments servaient d'étable et de dépôt et le garde logeait dans une maison d'habitation détruite aujourd'hui. La maison du garde a certainement été construite après l'annexion suite au conflit franco-prussien de 1870. Elle abrite, en 1949, le conducteur des tracteurs sur rails installés le long des berges pour tracter les péniches remplaçant le halage par les chevaux.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle
Secondaire : 2e quart 20e siècle
Auteur(s) Auteur : Denny Joseph,
Joseph Denny

Architecte de la reconstruction et de la modernisation des Trente Glorieuses installé à la frontière de la Moselle et de la Meurthe-et-Moselle, à Moussey puis à Avricourt, Joseph Denny (1911-1976) a déployé une activité intense dans les arrondissements mosellans

de Château-Salins et de Sarrebourg pendant un tiers de siècle (1944-1976).

Après deux ans de stage chez l’architecte strasbourgeois A. Mossler (1925-1927), Joseph Denny effectua un stage pratique dans l’entreprise Steinbach Frères à Strasbourg puis suivit quatre semestres de cours à l’école nationale technique de la même ville

(1929-1930) et le cours d’ingénieur-architecte de l’école des travaux publics de Paris (1931-1932). Patenté comme architecte, il est reçu comme membre de la Société des architectes en 1934.

De 1932 à 1934 il a réalisé 23 pavillons dans la cité Noeppel de Lingolsheim et Ostwald puis 11 autres ainsi que deux immeubles de rapport à la cité Kreutzmatt d’Eckbolsheim (1936). Il est aussi actif dans différents quartiers de Strasbourg, où il construit de

nombreuses maisons de rapport (à Meinau, Robertsau, Neudorf, Cronenbourg ; 1933-1936). En 1939, les usines Bata de Moussey font appel à lui et il réalise la cité-jardin de Moussey. L’entreprise s’étant d’abord repliée dans l’Eure, il s’installe à Saint-Marcel, près de Vernon, et y œuvre à la reconstruction des usines Steiner et pour les Manufactures de Saint-Marcel, filiale de Bata (1940-1944), dressant le plan de la nouvelle cité et reconstruisant les ateliers de fabrication de caoutchouc et bonneterie. Il y réalise notamment une

salle des fêtes à décor alsacien !

De retour à Moussey après la guerre, il reconstruit les fermes Jung (première stabulation libre en France) et Marchal (1945) puis est employé continûment à Avricourt, où il s’installe en 1949, Moussey, Azoudange, Réchicourt-le-Château et Diane-Capelle. Dans le cadre

de l’application de la législation sur la modernisation de l’habitat rural, il expérimente à Desseling et à Assenoncourt la suppression des tas de fumier sur l’usoir en construisant des fosses à purin à l’arrière des bâtiments agricoles.

Il construit aussi de nombreuses écoles dans les arrondissements de Château-Salins et de Sarrebourg, l’hôpital de Château-Salins, la maison de retraite de Vic-sur-Seille etc.

sources introduction du répertoire numérique du fonds privé de l'architecte AD57


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
architecte d'arrondissement, attribution par travaux historiques

Ensemble composé d'une maison d'habitation et d'une annexe agricole. C'est une maison de plan carré, sur deux niveau elle reprend en partie le plan des maisons éclusières d'origine. Le toit à long pan est couvert de tuile mécanique. Les baies et rebords de fenêtre sont en béton. L'annexe n'a pas été reconstruite et date du 19e siècle, elle est construite en moellon. Les pignons sont couverts d'un essentage de planche. Le toit est couvert de tuile plate. Les annexes de la maison de garde, ancienne étable et magasin sont construites sur le même modèle que l'annexe agricole de la maison éclusière. Une structure en moellon, des encadrements en pierre de taille de grès. Les toits sont couverts de tuile mécanique. L'ancienne étable a une partie haute servant d'engrangement dont la structure est en planche de bois.

Murs brique parpaing de béton
grès moellon
bois essentage de planches
Toit tuile mécanique, tuile en écaille
Étages 1 étage carré
Couvertures toit à longs pans pignon couvert
Jardins carré de jardin
(c) Région Lorraine - Inventaire général - Zeller-Belville Catherine
Catherine Zeller-Belville , né(e) Belville (14 07 70 - )
Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.