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maison de plaisance d'Antoine de Lenoncourt puis noviciat de jésuites puis orphelinat dit hospice Saint-Stanislas, actuellement maison de retraite Saint-Stanislas

Dossier IA54003088 réalisé en 1987

Fiche

Œuvres contenues

Genre de clercs réguliers de la compagnie de Jésus
Précision dénomination maison de plaisance
Appellations hospice Saint-Stanislas
Destinations orphelinat, maison de retraite
Parties constituantes non étudiées cour, jardin, réfectoire, bâtiment conventuel, maison de retraite
Dénominations maison, noviciat, orphelinat
Aire d'étude et canton Nancy
Adresse Commune : Nancy
Adresse : 163 rue Saint-Dizier , rue des Fabriques
Cadastre : 1830 D 189, 190, 191 ; 1865 D 214 à 225 ; 1972 BW 207 ; 2002 BW 207

Maison de plaisance construite en 1599 pour Antoine de Lenoncourt par les maçons et tailleurs de pierre Mengenot Florentin, Nicolas et Lambert Charles, le charpentier Vincent Voirin sur une vaste parcelle de la Ville Neuve en partie aménagée en jardin (marché du 15 mars et 24 avril 1599, AD 54 3 E 1998). Dès 1602, Antoine de Lenoncourt (1559-1636, primat de Lorraine en 1608) donne cette maison aux jésuites qui y installent leur noviciat. La maison (correspondant en partie au corps C) est agrandie, les travaux s'’échelonnant jusque 1605, année durant laquelle est consacrée l'’église. Au début du règne du duc Léopold 1er (1690-1729) des travaux importants ont lieu : construction probable du corps F, du corps A (notamment de la façade sur rue sur laquelle se trouvait le monogramme du duc, d'’après un dessin conservé à la bibliothèque municipale). Après l’'expulsion des jésuites de Lorraine en 1768, l'’église sert au culte de la paroisse Saint-Nicolas (jusque 1802), les bâtiments conventuels sont transformés en collège rattaché à l'Université (l'historien Lionnois en fut le directeur) et desservi, à partir de 1776, par des chanoines réguliers de Notre-Sauveur ; une plaque placée dans le porche d'entrée rappelle cette fonction (inscription : SCHOLAE SACRAE FACULTATIS = de l'Ecole des facultés sacrées [enseignement de la théologie]). En 1793, l'ensemble est reconverti en prison et dépôt militaire avant de servir d’'orphelinat à partir de 1798. D'’importants aménagements intérieurs ont lieu, les travaux étant dirigés par Melin, architecte des hospices. L’'établissement rattaché aux hospices civils prend le nom d’Hospice des enfants de la Patrie durant la période révolutionnaire ; c’est vraisemblablement durant cette période que disparaît le décor surmontant le portail composé du monogramme christique (IHS), des armoiries ducales, des armoiries d’'Antoine de Lenoncourt et, pour partie, de celles de Dominique Hatton, seigneur de Lusse et agent de Charles III à Rome qui fonda l'une des chapelles latérales de l'église. A partir de 1820, l'’établissement est nommé hospice Saint-Stanislas ; il regroupe les enfants orphelins et abandonnés recueillis dans divers sites de la ville : hôpital Saint-Julien, hôpital des Enfants trouvés (détruit, place Carnot actuel) et maison des orphelines (IA54002871). En 1811 est installé un tour muni d'une sonnette, fermé dès 1818. Durant le 19e siècle, divers aménagements ont lieu, les bâtiments sont surélevés d'un étage en 1859. Un nouveau décor vient orner l’'architrave du portail sur la rue Saint-Dizier selon un dessin différent du siècle précédent. Durant la seconde guerre mondiale, les locaux sont occupés par le séminaire, l’'hospice étant transféré à Rosières-aux-Salines (54). Dans les années 1980 (?) les bâtiments sont utilisés comme centre de formation pour le Centre Hospitalier Régional alors qu'’une maison de retraite est ouverte en 1993 dans un bâtiment spécialement construit dans la partie Est du jardin. Bien que fortement remanié, l'ensemble est conservé, à l'exception du bâtiment annexe (détruit à la fin des années 1980, IA54003301) qui s'élevait au-delà de la rue des Fabriques et qui était relié au bâtiment principal par une galerie surmontant la rue. Une 1e enquête d’'inventaire fut menée en 1987 puis complétée en 2014 lors de la mise en vente des anciens bâtiments (rue Saint-Dizier).

Période(s) Principale : limite 16e siècle 17e siècle
Principale : 1er quart 18e siècle
Principale : 4e quart 20e siècle
Secondaire : 19e siècle
Dates 1599, daté par source, daté par travaux historiques
1602, daté par travaux historiques
1859, daté par travaux historiques
1993, daté par source, daté par travaux historiques
Auteur(s) Auteur : Florentin Mengenot,
Mengenot Florentin

Tailleur de pierre à Nancy fin 16e siècle début 17e siècle


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tailleur de pierre, attribution par source
Auteur : Charles Nicolas,
Nicolas Charles

Architecte-maitre maçon à Nancy fin 16e siècle début 17e siècle. travaille avec son frère (?) Lambert Charles


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maître maçon, attribution par source
Auteur : Charles Lambert,
Lambert Charles

Architecte-maitre maçon à Nancy fin 16e siècle début 17e siècle. Travaille avec son frère (?) Nicolas Charles


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maître maçon, attribution par source
Auteur : Voirin Vincent,
Vincent Voirin

Charpentier à Nancy fin 16e début 17e siècle.


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charpentier, attribution par source
Auteur : Melin, architecte, attribution par source
Personnalité : Lenoncourt de Antoine,
Antoine Lenoncourt de (1559 - 1636)

Primat de Lorraine de 1608 à 1636.


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commanditaire, attribution par travaux historiques

Ensemble construit sur un terrain légèrement en pente vers l'Est, en angle sur la rue Saint-Dizier (où les bâtiments sont alignés sur les maisons mitoyennes) et la rue des Fabriques, comprenant les anciens bâtiments conventuels, la chapelle, la maison de retraite (moderne), 2 cours et un jardin. La 1e cour carrée est entourée de 4 corps de bâtiments (A, B, C, D), le corps D se prolongeant par une aile qui longe la rue des Fabriques (F) et qui se termine par un petit corps en retour (G) ; au nord une 2e petite cour entourée de dépendances et de l'ancienne chapelle dont la façade s'élève rue Saint-Dizier ; à l'arrière, se trouve un vaste jardin encadré par les corps C, F, G et la maison de retraite (H) élevée à l'extrémité Est de la parcelle et dont l'entrée se trouve rue des Fabriques. Élevé sur la rue Saint-Dizier le corps A compte 11 travées et 3 niveaux séparés par un bandeau, les fenêtres sont à linteau droit mouluré en quart de rond. Il est percé d'un porche traversant, marqué d'un riche portail à 2 niveaux sur la rue : appareil en bossages continus ; pilastres à chapiteaux toscans au 1e niveau et composites au 2e niveau ; architrave à triglyphes et métopes ornées de motifs végétaux, de bouquets noués, de têtes d'angelots ; corniche saillante dont la soffite porte des caissons à décor végétal ; attique supérieure nue (décor disparu). Corps A, B, C, D : élévations sur cour homogènes à 3 niveaux séparés par des bandeaux, baies à linteau droit, dont certaines ont conservé leur menuiserie ancienne. Corps C : élévation postérieure sur jardin à 9 travées et 3 niveaux, baies à linteau droit (module rectangulaire, traces de meneau, mouluration en quart-de-rond), celle à l'angle du corps F (rez-de-chaussée) plus étroite (réduite lors de la construction du corps F). Corps F, G : élévations antérieures sur jardin à 18 travées et 3 niveaux, baies à linteau droit (module moins large que le corps C et pas de trace de meneau, mouluration en quart-de-rond), présence d'un campanile sur le toit contenant une cloche (étudiée IM54014414) ; élévations postérieures sur la rue des Fabriques à 2 ou 3 niveaux de baies à linteau droit. L'intérieur, en grande partie restructuré, conserve 2 escaliers en pierre avec rampe en fer forgé (corps B, corps F), des caves voûtées en berceau (corps C et F) ; la cuisine (corps D) qui contient une cheminée monumentale est couverte de 2 voûtes d'arêtes retombant sur une colonne centrale avec chapiteau (forme atypique à corbeille concave) et sur des culots adossés au mur ; l'ancien réfectoire (corps F) aménagée en chapelle est couvert d'un plafond à poutres et entrevous (plats et en berceau), il conserve des lambris à panneaux chantournés sur le mur ouest (étage de la tribune). Dans l'espace précédent le réfectoire (rez-de-chaussée de la cage d'escalier) se trouve un grand lavabo en pierre encastré dans le mur.

Murs calcaire moellon enduit
Toit tuile mécanique
Étages sous-sol, 2 étages carrés
Couvrements voûte d'arêtes
voûte en berceau
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans croupe
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours, en maçonnerie
Techniques menuiserie
sculpture
ferronnerie
Représentations fleur ange ordre toscan
Statut de la propriété propriété d'un établissement public
Sites de protection secteur sauvegardé

Références documentaires

Documents d'archives
  • Description, estimation et plans de la maison du noviciat des Jésuites de Nancy, 1769, par Charles Louis de Montluisant et Claude Thomas Gentillâtre.

    Bibliothèque municipale, Nancy : ms 606
  • Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, Nancy. cote : 3 E 1998

    Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, Nancy : 3 E 1998
Bibliographie
  • HINGRAY, Nathalie. La sensibilité religieuse en Lorraine après le Concile de Trente : les églises des Jésuites et leur décor aux XVIIe et XVIIIe siècles - le cas de Nancy et de Pont-à-Mousson / dir. Louis Châtellier. [S.l.] : [s.n.], 1991. 2 t., 217 + 48 p., ill., plans. Mém. maîtrise : Hist. : Nancy 2 : 1991.

    Conseil Régional de Lorraine, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy : L ARCH-REL
  • Pfister Christian, Histoire de Nancy, 3 tomes, 1902-1909.

    - tome 1. Nancy : Berger-Levrault, 1902.XXIV-750 p., ill., plans.

    - tome 2. Nancy : Berger-Levrault, 1909. VIII-1099 p., ill., plans.

    - tome 3. Nancy : Berger-Levrault, 1908. VIII-914 p., ill., plans.

    tome 2, p. 875
  • VUILLEMIN, Christian. Le foyer Saint Stanislas de Nancy 1774-1974. Deux siècles au service de l'enfance déshéritée. Nancy : Centre hospitalier régional, 1974. [30] p., ill., plan.

    Conseil Régional de Lorraine, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy : C NAN
  • GRILLIAT, Jean-Pierre. "Le noviciat des Jésuites à Nancy". Le pays lorrain, janvier-mars 1997, n°1, p. 1-14, ill.

(c) Région Lorraine - Inventaire général ; (c) Communauté urbaine du Grand Nancy ; (c) Ville de Nancy - Guillaume Jacques
Jacques Guillaume

Ingénieur CNRS, chercheur à l'Inventaire Lorraine jusqu'en 2004.


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- Tronquart Martine
Martine Tronquart

Chercheur au Service Régional de l'Inventaire du Patrimoine Culturel, site de Nancy.


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- Vaxelaire Yann
Yann Vaxelaire

Architecte du patrimoine à la ville de Nancy. A participé à l'étude menée par le Service de l'Inventaire général du Patrimoine sur la ville de Nancy.


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