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Les petites industries hydrauliques des Hautes-Vosges

Dossier IA88001808 réalisé en 2011

Sources de l'étude

ARMENGAUD aîné [Jacques-Eugène]. Traité théorique et pratique des moteurs hydrauliques. Paris : chez l’auteur, 1858.

BELIDOR, Bernard FOREST de. Architecture hydraulique, ou L’art de conduire, d’élever et de ménager les eaux pour les différens besoins de la vie [1737-1739]. Paris : Jombert, 1782-1789, Première partie, tome premier.

BELHOSTE, Bruno, LEMAÎTRE, Louis. « J.V. Poncelet, les ingénieurs militaires et les roues et turbines hydrauliques ». Cahier d’histoire des sciences et des techniques, no 29, 1990, p. 33-89.

BOILEAU, Pierre-Prosper. Instruction pratique sur les scieries [1855]. Paris : E. Lacroix, 1861.

BOITHIAS, Jean-Louis, BRIGNON, Marc. Les Scieries et anciens sagards des Vosges. Bûcherons, schlitteurs, voituriers et voileurs. Nonette : Créer, 1985.

FRANCK Victor, Forestiers et bûcherons. Barembach : J.-P. Gyss, 1983 (1896).

HENRY Jean-Yves, « Les scieries hydrauliques vosgiennes », In Situ [En ligne], 29 | 2016. URL :http://journals.openedition.org/insitu/12965 ; DOI : 10.4000/insitu.12965

HUSSON, Jean-Pierre, Les hommes et la forêt en Lorraine. Paris : C. Bonneton, 1991

JÜTTEMANN, Herbert. Alte Bauernsägen im Schwarzwald und in den Alpenländern. Karlsruhe :Braun, 1984.

LAURENT, Paul. Précis du cours de constructions forestières à l’École royale forestière de Nancy [1844-1846]. Nancy : chez l’auteur, 1848.

MICHIELS, Alfred, SCHULER Théophile, Les bûcherons et les schlitteurs des Vosges. E. Simon : Strasbourg, 1857.

REGNEAULT, Étienne-Emmanuel. Traité de mécanique comprenant les premiers éléments de la science des machines et leur application aux scieries forestières. Nancy : Grimblot, Vve Raybois et Cie, 1857.

VIOLLET, Pierre-Louis. Histoire de l’énergie hydraulique. Moulins, pompes, roues et turbines de l’Antiquité au XXe siècle. Paris : Presses de l’École nationale des ponts et chaussées, 2005.

VITRUVE, Marc-Pollion, Architecture ou art de bien bastir. Jean Gazeau : Paris,1547.

Autres sources :

Archives départementales des Vosges :

98P (Scieries et ouvrages dans les forêts (an XI-1926)

2O (archives communales)

47M (Administration des Eaux et Forêts, 9e Conservation des Vosges, Inspection de Remiremont (1807-1940)

Archives non classée de l’ONF de Raon-L’Etape

Aires d'études Hautes-Vosges
Dénominations scierie, moulin, féculerie, usine de taille de matériaux de construction, usine de papeterie, usine de boissellerie, minoterie, centrale hydroélectrique
Adresse

Les moulins sont cités dans les archives dès le 12e siècle, les premières scieries sont attestées dans le comté de Salm en 1284 (AD54 B488) et le flottage du bois en 1302 (AD54 B9089). Moulins à céréale, à écorce, à papier, pilons à chanvre, bocard, foulons à drap, à tan, … sont courants au 16e siècle, généralement propriétés de la seigneurie ecclésiastique ou civile, ils sont admodiés par baux triennaux, usage qui perdure jusqu’à la Révolution. Au 18e siècle chaque village, voire chaque hameau, possède son moulin banal. Dès la fin du 18e siècle ces usages sont profondément bouleversés : ventes des biens nationaux, réglementation des droits d’eaux, amélioration des voies de communication et développement industriel (textile, féculerie..). Avec le 20e siècle, la généralisation des nouvelles formes d’énergie relocalisent les industries vers les bourgs au plus près de la main d’'œuvre et des dessertes routières et ferroviaires. L’énergie hydraulique est complétée à la fin du 19e siècle par les machines à vapeur puis au début du 20e par les moteurs thermiques puis par l’électricité. L’exploitation des sites hydrauliques de faible puissance (inférieurs à 10 cv) ne perdure que dans les très petites industries isolées qui l’'utilise en entrainement direct, elle cesse leur activité dans les années 1960 - 1970. Les sites au potentiel plus importants sont exploités, dès les années 1920, pour produire de l’'électricité à l’'aide de turbines.

Période(s) Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle

Les moulins, situés au centre des villages, n’'ont laissés que peu de traces. Ils sont généralement délaissés au début du 20e siècle face à la concurrence des minoteries et à une alimentation en eau trop aléatoire. Les scieries domaniales initialement construites au pied des forêts sont délaissées au cours du 19e siècle au profit de nouvelles constructions en bordure de village où l’eau est plus abondante. Les féculeries, ainsi que les nouvelles industries grosses consommatrices d’eau les y rejoignent. Les traces de ces industries continuent de marquer le paysage par leurs biefs, vanne de prises d’eau ou de décharge le long des rivières, mais aussi par les étangs-réservoirs avec déversoir de superficie et conduite forcées destinés à alimenter les turbines.

Au cours de l'étude 397 édifices ont été repérés et 46 étudiés.

BIBL Des bois dont on fait les Vosges. Une histoire de la forêt vosgienne : catalogue / Exposition. Epinal, Archives départementales. 1997-1998

Toits tuile mécanique
Murs essentage de planches
enduit
moellon
Décompte des œuvres repérées 397
étudiées 46
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