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Les aménagements des rivières flottables des Hautes-Vosges

Dossier IA88001811 réalisé en 2011

Fiche

Aires d'études Hautes-Vosges

Les moulins sont cités dans les archives dès le 12e siècle et ont dès cette époque, nécessité l'aménagement des rivières ; régulièrement renouvelés, ils n'ont pas laissé de traces si ce n'est au travers des documents d'archives concernant les droits d'eau. Il faut attendre le début du 19e siècle, la création des départements puis celle du service des Ponts et chaussées pour que se mette en place une réglementation générale du flottage, des droits d'eau et des ouvrages hydrauliques. En régression depuis la fin du19e siècle et totalement disparu dans les Vosges en 1905, le flottage laisse aujourd’hui peu de traces de ces aménagements, emportés par les crues faute d’entretien, ou détruit pour faciliter l’écoulement des rivières. Entretenus et rénovés jusqu'au milieu du 20e siècle, les prises d'eau et biefs sont partiellement conservés.

Période(s) Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle

Les aménagements hydrauliques construits sur les rivières répondent à trois fonctions : l'irrigation des terrains, l'alimentation des moulins et le flottage du bois à bûches perdues ou par trains. Cette dernière activité n'existe que dans le nord de la montagne vosgienne, car seule la Meurthe et ses principaux affluents sont classés flottables par les services préfectoraux, puis par ceux des Ponts et Chaussées. Dans le bassin versant de la Moselle, au régime plus montagnard, seule la Vologne est classée flottable mais encore uniquement à bûche perdues (pour le bois de chauffage). Pour permettre le flottage du bois sur le petits cours d'eau, à espacement régulier, des vannes relevables avec seuils et plans inclinés (pertuis) sont créés afin d'augmenter le tirant d'eau en amont et de créer une lame d'eau en aval de la vanne et des « ports aux planches » ou barrages d’'empaquetages sont construits à proximité des scieries. Planches et poutres y sont assemblées par des liens de végétaux (harts) pour former des radeaux (bossets). Ces derniers sont liés entre-eux afin de constituer des trains qui sont acheminés depuis Raon-l'Etape sur la Meurthe puis via la Moselle, principalement vers Metz. Pour faciliter le passage de ces trains de flottage le lit des rivières est rectifié et les courbes élargies ou supprimées. Pour les usines des biefs de dérivation sont construits avec vannes de régulation et vannes de décharge. Pour l'irrigation ces ouvrages sont constitués de prises d'eau, ainsi que de vannes et ponts aqueducs sur les canaux.

BIBL Raon-L'Etape Le flottage du bois et les "Oualous" (1830-1899) / Olivier Guatelli. - Raon-l'Etape : Kruch, 1991. - 173 p. : ill., cartes ; 31 cm.

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