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Les aménagements de la rivière Plaine

Dossier IA88001812 réalisé en 2011

Fiche

Aires d'études Hautes-Vosges

Les archives attestent la présence de nombreuses scieries dans la vallée de la Plaine dès la fin du 16e siècle. On en dénombre 43, de part et d’autre de son cours au milieu du 18e siècle (AD54 4F3), les recensements révolutionnaires (AD88 L525) en comptent 25 sur le territoire vosgien dont 9 seront supprimées. En 1912, 28 scieries sont dénombrées dont 9 sont domaniales. Au cours du 19e siècle, l'industriese développe le long de ce cours d'eau réinvestissant d'anciens sites ou s'implantant sur de nouveaux. Le cours de la Plaine a fait l’objet, en 1852, d’un projet de rectification, consistant à supprimer toutes les courbes entre Celles-sur-Plaine et d’Allarmont afin de faciliter le flottage. En 1983, un plan d’eau a été construit sur la commune de Celles-sur-Plaine, il est destiné en association avec le barrage de Pierre-Percée (54) à réguler le cours de la Moselle et garantir ainsi le bon fonctionnement de la centrale nucléaire de Cattenom (57), il sert également de base de loisirs.

Période(s) Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle

La Plaine constitue la limite nord de l’aire de la « montagne vosgienne », elle délimite aussi les départements de Meurthe-et-Moselle et des Vosges sur près de 30 km. La rivière s’écoule dans une vallée étroite et fortement boisée, d’Entre-les-Deux-Donons (Bas-Rhin) à 750 mètre d’altitude jusqu’à Raon-l’Etape (285 m.) où elle se jette dans la Meurthe. Elle est déclarée flottable par train à partir de la scierie Saint-Pierre à Raon-les-Leau à 3 km en aval de sa source. De nombreux biefs ont été aménagés sur son cours et sur celui de ses affluents pour entraîner les scieries mais aussi les moulins, huileries, pilons à écorce, papeterie, puis à partir du 19e siècle les filatures. La Plaine est fortement sollicitée pour le flottage (un tiers des bois flottés à Raon-l'Etape en provient), en conséquence son lit a fait l’objet de nombreux aménagements : canalisation partielle en amont de Raon-l’Etape, rectification des courbes, création de vannes de flottage, de prises d’eau et « ports aux planches » dont les traces restent visibles. 8 scieries ont laissés des vestiges, 6 ont conservé leur bâtiment et 3 seulement leurs machines. Aujourd’hui aucune n’est en état de fonctionnement.

(c) Région Lorraine - Inventaire général - Jean-Yves Henry