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lavoir - bassin

Dossier IA88030925 réalisé en 2016

Fiche

Appellations pédiluve à chevaux
Parties constituantes non étudiées vanne, rigole d'alimentation
Dénominations lavoir, bassin
Aire d'étude et canton Vosges - Châtel-sur-Moselle
Adresse Commune : Haillainville
Adresse : rue derrière l'Eglise
Cadastre : 2016 AB 134 près du ruisseau

La fontaine sous l'église est reconstruite en 1825 par Sébastien Marot, charpentier patenté et entrepreneur de bâtiment à Damas-aux-Bois. Il s'agit alors d'un bassin de 8 pieds de large, 7 toises de long, avec des arbalétriers pour supporter la toiture.

Un plan du lavoir actuel est établi au milieu du 19e siècle (non daté, signature illisible).

En 1849, la conduite d’eau en bois est remplacé par des tuyaux de fonte avec des regards tous les 100 mètres, selon les plans établis par Louis Gahon, architecte. On en profite pour réparer la fontaine et établir une borne avec une auge au sommet du Faubourg. La fonte est fournie par Dormoy d’Attignéville et Patrey de Varigney, maîtres de forge pour 4850 francs.

En 1867, le bassin est repris et couvert selon les plans de Victor Adam, architecte. Les travaux sont effectués par Nicolas Claudin, entrepreneur du bâtiment à Moyemont pour 2600 francs : maçonnerie, bassin en pierre de taille de 440cm x 75cm, pavage, couverture, plancher autour du bassin de lavoir.

En 1881, l'abri pour le lavoir est reconstruit selon les plans rédigés par Jules Macron, architecte à Epinal, par Jean Francois Pony et Francois Clerre, entrepreneurs à Haillainville, associés solidaires pour 3751 francs. Dans le cahier des charges, le lavoir est décrit ainsi : « Le lavoir actuel est disposé pour laver à genoux. Il comprend un bassin rectangulaire en pierre de taille, pourvu de carreaux en chêne replani fixés sur longrines et espacées tant vide que plein pour le lavage et le frottage du linge ». Il est aussi précisé que l'eau est abondante et émerge d’une source à quelques mètres de là. Le système de vannage est défectueux. Les eaux du lavoir alimentent ensuite un baignoir pour le bétail et des auges en bois de chêne disposées contre la façade nord du lavoir servant d’abreuvoir. Elles sont à remplacer et doivent être alimentées par des tuyaux de plomb avec un robinet régulateur. L’aire du lavoir et le pourtour du bassin sont à revêtir d’un enduit en ciment de Portland posé sur béton, rejetant les eaux au dehors. Une pierre d’appui en grès dur, placée sur des consoles scellées dans le mur sert à déposer les baquets et autres objets à l’usage des lavandières. L'abri à deux versants est à couvrir de tuiles mécaniques et lattis jointif, sur une charpente de bois de sapin. La chaux hydraulique provient des fours de Charmes, le sable de la Moselle, la pierre de taille de Bazien, Bru ou Damas-aus-Bois, le ciment de Vassy ou de Portland et les tuiles mécaniques de Rambervillers (1er Choix).

(sources : AD88 - série 2O238/9 ; Edpt232/1)

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle, 3e quart 19e siècle, 4e quart 19e siècle , daté par source
Dates 1825, daté par source
1849, daté par source
1867, daté par source
1881, daté par source
Auteur(s) Auteur : Marot Sébastien,
Sébastien Marot

Sébastien Marot est charpentier patenté et entrepreneur de bâtiment à Damas-aux-Bois dans la première moitié du 19e siècle. Il intervient notamment à Hallainville (1825)


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charpentier, entrepreneur, attribution par source
Auteur : Gahon Louis,
Louis Gahon (vers 1801 - 1859)

Louis Gahon est né vers 1801 à Midrevaux et est mort en 1859 à Épinal. Il a été architecte de la ville d’Épinal (1829-1853), architecte de l'arrondissement d’Épinal (1825-1858), membre de la commission des Bâtiments civils des Vosges (1827-1857), architecte de la Cie Thermale de Plombières (vers 1858), membre du service des travaux communaux pour la ville d’Épinal (1859).


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architecte, attribution par source
Auteur : Fonderie de Varigney,
Fonderie de Varigney

L'usine métallurgique dite forges de Varigney est située à Dampierre-lès-Conflans (Haute-Saône) (cf. IA70000178).

Un fourneau a vraisemblablement fonctionné au début du 17e siècle, puis le site de Varigney est amodié en 1719 par l'abbaye de Clairefontaine à Jean-Baptiste Perreur, d'Epinal, pour y établir un haut fourneau, lequel semble déjà construit en 1728. Acheté vers 1790 par Claude-Antoine Vuilley, le haut fourneau est alors loué à Pierre-François Galaire, maître de forges à Port-sur-Saône (70) , lequel s'associe à Jean-Baptiste Patret. En 1827, Jérôme-Auguste Patret succède à son père Jean-Baptiste à la tête de l'établissement. Il fait édifier un atelier de fonte de seconde fusion en 1834. Son gendre, Albert Ricot, ingénieur des Ponts et Chaussées, lui succède en 1862. Il recentre l'activité vers la fonderie de seconde fusion et travaille pour les compagnies de chemin de fer et les services des Ponts et Chaussées.

Un nouvel atelier de fonderie est construit en 1862-1863, et le haut fourneau réduit progressivement son activité et s'éteint vers 1870. La fonderie de seconde fusion se développe et produit des pièces, telles que poteaux indicateurs, plaques de route, abreuvoirs, lavoirs, bassins de fontaine, poêles, ainsi que du matériel ferroviaire.

Marcel Nicolas, gendre d'Albert Ricot, lui succède en 1902 sous la dénomination Nicolas-Ricot. Après la Première Guerre mondiale, la fonderie modernise son équipement (acquisition de démouleuses à main) , se lance dans l'émaillage des fontes et élargit sa gamme d'appareils de chauffage (cuisinières, fourneaux, calorifères en fonte brute et émaillée). En 1919 est créée la société anonyme des usines de Varigney, dirigée par Henri Barret, gendre de Marcel Nicolas. L'établissement, devenu SARL Fonderie et Ateliers de Varigney et dirigé par Denis Rousse, poursuit difficilement son activité après la Seconde Guerre et ferme ses portes en 1955.


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fondeur, attribution par source
Auteur : Forges d'Attignéville,
Forges d'Attignéville

La forge d'Attignéville a probablement été fondée au 16e siècle et détruite au 17e siècle pendant la guerre de Trente Ans. Elle fait partie de la seigneurie du Châtelet.

Le haut fourneau est reconstruit en 1799 pour le régisseur Jean-Baptiste Pernin. Le haut fourneau cesse de fonctionner en 1805 puis est détruit.

En 1830, les propriétaires Gauguier, maître de forge à Neufchâteau, et Chevalier, maître de forge à Rebeauvoix (commune de Soulosse-sous-Saint-Elophe) rétablissent un patouillet et un bocard. A partir de 1836, Gauguier resté seul propriétaire, reconstruit le haut fourneau puis les ateliers de fabrication, la halle à charbon, les logements d'ouvriers et le logement patronal.

En 1849, Dormoy est signalé comme maitre de forge d’Attignéville.

En 1856, une machine à vapeur est installée.

Le haut fourneau s'éteint le 30 juin 1865.

(cf. : IA00127069).


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fondeur, attribution par source
Auteur : Adam Victor,
Victor Adam

Victor Adam est architecte à Mirecourt (1835-1839) et Epinal (1853-1875) ; architecte de l'arrondissement de Neufchateau (1835-1937), puis de Mirecourt (1838-1847), puis d'Epinal (1853-1859) ; membre du service des travaux communaux pour Epinal (1859-1869), puis architecte de la ville d'Epinal (1971) ; membre du conseil departemental des travaux publics (1867-1872).

Son agence se situait 26 rue des Forts à Epinal entre 1872 et 1875.

Il prend sa retraite entre 1875 et 1878.


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architecte, attribution par source
Auteur : Claudin Nicolas,
Nicolas Claudin

Nicolas Claudin est entrepreneur à Moyemont au milieu du 19e siècle. Il intervient notamment à Frizon (1846), Ortoncourt (1855), Hallainville (1867), Pallegney (1868).


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entrepreneur, attribution par source
Auteur : Macron Jules, architecte, attribution par source
Auteur : Pony Jean-François,
Jean-François Pony

Jean-François Pony est entrepreneur à Haillainville dans la seconde moitié du 19e siècle. Il intervient notamment à Hallainville (1867).


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entrepreneur, attribution par source
Auteur : Clerre François,
François Clerre

François Clerre est entrepreneur à Haillainville dans la seconde moitié du 19e siècle. Il intervient notamment à Hallainville (1867).


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entrepreneur, attribution par source
Auteur : Société Anonyme des Produits Céramiques de Rambervillers,
Société Anonyme des Produits Céramiques de Rambervillers
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fabricant, attribution par source

Le lavoir est situé en contrebas de l’église non loin du ruisseau, en retrait de la rue. Ce lavoir construit en moellons et en pierres de taille pour les encadrements des baies. Il est ouvert sur un coté (vers le sud) par trois piliers en pierre reposant sur un muret, et couvert d'un toit à longs pans. Il a la particularité de ne pas être composé de bassins, le lavage se faisant au fil de l'eau. En effet, les eaux proviennent d'une source apparemment située dans la ferme voisine. L'eau traverse le lavoir dans un canal. Son niveau est réglé par une vanne à coulisse de bois. Au centre du canal, des supports de fer avec boulons soutenaient des planches de bois (disparues) qui reposaient aussi sur la margelle crantée de pierre. Le lavage se faisait à genoux. Le sol est dallé et des bancs de pierre sont placés sur le long du mur.

A la suite du lavoir, l'eau s'écoule par une rigole dans un égayoir rectangulaire. Le sol était probablement pavé et remonte en pente douce vers la route. L'évacuation de l'eau se fait par une rigole qui passe sous la route à l'ouest de l'entrée de l'égayoir.

Murs calcaire pierre de taille
moellon enduit
Toit tuile mécanique
Plans plan rectangulaire régulier
Étages rez-de-chaussée
Couvrements charpente en bois apparente
Couvertures toit à deux pans
Typologies lavoir ouvert sur un coté, lavoir au fil de l'eau, planche à laver
(c) Région Lorraine - Inventaire général ; (c) Conseil départemental des Vosges - Varvenne Vanessa