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hôtel de Léon Simon actuellement centre culturel allemand dit Goethe-Institut

Dossier IA54002749 réalisé en 2012
Appellations Goethe-Institut, Centre culturel allemand de Nancy, hôtel de Léon Simon
Destinations hôtel, centre culturel
Parties constituantes non étudiées communs, conciergerie
Dénominations hôtel
Aire d'étude et canton Nancy nord - Nancy-Nord
Adresse Commune : Nancy
Lieu-dit : precision1 lieu dit
Adresse : 39 rue de la Ravinelle
Cadastre : 1972 CI 222 ; 2008 CI 222
Adresse Commune : Dijon
Lieu-dit : nom_lieux-dir
Adresse : 10 allée Metz (de)

Hôtel particulier construit entre 1870 et 1873 (date par source). La construction est commencée par l'architecte Alexandre-Charles Melin (1818-1876) pour Monsieur Maure vers 1870 ; alors que le gros-oeuvre est à peine terminé, le bâtiment est acheté en l'état par Léon Simon qui confie le chantier à l'architecte Albert Cuny (1820-1905), Melin devant quitter son activité pour des raisons de santé. Léon Simon (1843-1913) fut un personnalité importante dans le domaine de l'horticulture : propriétaire et directeur de vastes pépinières et commerce de graines à Metz et Plantières-les-Metz (établissements Simon-Louis Frères), botaniste reconnu pour ses recherches sur les arbres fruitiers et les roses, il est un des fondateurs de la société d'horticulture de Nancy (1877) dont il est le 1er président durant 24 ans. Suite à l'Annexion de la Moselle en 1870, Léon Simon quitte Metz pour Nancy, installant sa famille et celle de son beau-père, Emile Bouchotte, dans cette demeure dont il prend en charge la fin des travaux et l'aménagement intérieur. Il y fait sculpter le monogramme familial sur les vases du portail (SB). A sa mort, l'hôtel passe entre les mains de la famille Vilgrain, liée pour raison économique et aussi par alliance à Léon Simon, Simon s'étant associé à son arrivée à Nancy à J.-B Vilgrain (ainsi qu'à E. Bouchotte et M. Duhamel) pour l'exploitation des moulins de Frouard (54, IA54001374) et de Nancy (IA54001369), et son fils ayant épousé une fille Vilgrain. Des aménagements intérieurs sont réalisés dans les années 1920 (tradition orale) : lambris et plafonds des vestibules, cheminée du grand salon, installation d'une cuisine au rez-de-chaussée, l'ancienne cuisine se trouvant au sous-sol, chauffage central, adjonction d'un jardin d'hiver prolongeant le grand salon. Entre 1940 et 1944, l'hôtel est occupé par des officiers alllemands, puis par l'Ecole Notre-Dame qui y installe des salles de classe entre 1945 et 1948. Il est ensuite loué puis acheté en1952 par Pierre Bertrand, professeur de médecine et chirurgien. En 1980 il devient propriété de la République Fédérale Allemande qui aménage l'ensemble en centre culturel dit Goethe-Institut : les chambres et la salle de bain de l'étage sont transformées en bureaux et salle de réunion, les grands salons du rez-de-chaussée en bibliothèque, le jardin d'hiver en salle de lecture, les communs en salles de cours. Construit lors d'une campagne homogène, l'ensemble des bâtiments comportant une monumentale maison de maître, des communs (anciennes écuries ?), un logement de gardien et un parc, est très représentatif des demeures bourgeoises élevées à Nancy dans la seconde moitié du 19e siècle selon un style éclectique, dont le 18e siècle est la référence architecturale essentielle, notamment dans ce quartier qui ne s'urbanise qu'après le percement de la ligne de chemin de fer en 1848-1852. Au sous-sol, se trouvait un chenil constitué de box, actuellement partiellement muré.

Provenant de Commune : Metz

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle , daté par travaux historiques , (?) , (détruit)
Dates porte la date
Auteur(s) Auteur : Melin Alexandre, architecte, attribution par source
Auteur : Cuny Albert,
Albert Cuny (1820 - 1905)

Albert Cuny : après une formation à l'école des Beaux-Arts de Paris et à Nancy chez l'architecte Grillot, travaille avec l'architecte Morey à Nancy. 1852-1866 : architecte municipal de Lunéville (54) où il réalise notamment le Salon des Halles, place Léopold (IA00121676). 1871 : Inspecteur des travaux pour la restauration du Palais ducal de Nancy. 1872 : membre correspondant de l'Académie de Stanislas et fervent lotharingiste.


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architecte, attribution par source
Personnalité : Maure ?, commanditaire, attribution par source
Personnalité : Vilgrain, habitant célèbre, attribution par source
Personnalité : Bertrand Pierre,
Pierre Bertrand , né(e) 1902 (1998 - )

Pierre Bertrand professeur de médecine et chirurgien à Nancy


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habitant célèbre, attribution par source
Personnalité : Simon Léon,
Léon Simon (1834 - 1913)

Léon Simon : (1834 – 1913). Propriétaire et directeur des vastes Pépinières Simon-Louis frères de Plantières-lès-Metz (commune rattachée à la ville de Metz en 1908), il s’installe à Nancy après la défaite de 1870, tout en conservant le contrôle de ses pépinières dans la Moselle annexée (pépinières dirigées sur place par ses deux chefs de culture, Victor Jouin et Octave Thomas). Botaniste reconnu pour

ses recherches sur les arbres fruitiers et les roses, il publie en 1876 un "guide pratique de l'amateur de fruits, puis, en 1899, une «nomenclature de tous les noms de roses» qui décrit 11 000 variétés de roses (année de création, obtenteur, couleur, type de rosier…) en collaboration avec Pierre Cochet, rosiériste à Grisy-Suisnes (Seine-et-Marne). Il participe avec Emile Gallé et Victor Lemoine à la fondation en 1877 de la Société centrale d’Horticulture de Nancy, dont il assure la présidence durant une vingtaine d’années.


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commanditaire, attribution par source

L’hôtel s'élève sur une parcelle traversante entre la rue de la Ravinelle et et le quai Claude Le Lorrain, il compte 3 bâtiments dont une vaste maison de maître et deux bâtiments annexes de part et d'autre du portail : conciergerie à droite (servant toujours de logement de gardien), anciens communs à gauche (occupés par des salles de cours). Un jardin de type paysager est aménagé à l'arrière. On accède à la demeure par deux portails symétriques, accostés de portes piétonnes, fermés par une grille en fer et encadrés de 2 piles rectangulaires en pierre surmontés de vases carrés à couvercle sculptés d'une guirlande de fleurs et du monogramme du commanditaire SB (Simon-Bouchotte). Le bâtiment principal construit en retrait de la rue compte 7 travées sur 2 niveaux, son élévation antérieure est ordonnancée, marquée par un léger avant-corps central structuré par un ordre ionique à 4 pilastres. Dans l'axe, un escalier monumental hors-oeuvre à volée double et balustrade en pierre permet d’accéder au rez-de-chaussée surélevé sur un soubassement percé de soupiraux fermés par une ferronnerie portant le monogramme S. Les baies sont en arc segmentaire marqué par une agrafe portant un décor de coquilles, volutes, perles, palmettes, feuilles et chutes végétales, ornements décoratifs que l'on retrouve sur les corbeaux supportant un balcon central fermé par une ferronnerie au riche décor végétal. Le toit à longs pans brisés, couvert d'ardoise au crochet, est percé de lucarnes dont certaines (les plus petites) possèdent un encadrement en métal orné d'une agrafe végétale, de frises d'oves et de palmettes, de chutes et de volutes. Sur la façade postérieure s'élève un jardin d'hiver en structure métallique. A l'intérieur, un escalier monumental en pierre (étudié dans la base Palissy IM54010371) avec rampe en fer forgé (étudié dans la base Palissy IM54010372) mène aux anciennes chambres à l'étage, alors qu'un escalier secondaire, en bois, situé à droite du grand vestibule et réservé aux anciens domestiques, dessert les chambres aménagées dans le comble ; on y accède par une porte de service percée dans la façade latérale droite. Conciergerie à un seul niveau et anciens communs à deux niveaux sont couverts de tuiles mécaniques, une fontaine en pierre et cuve circulaire est accolée à la façade antérieure des anciens communs.

Murs calcaire moellon enduit
Toit ardoise, tuile mécanique
Étages rez-de-chaussée, 1 étage carré, sous-sol
Élévations extérieures élévation ordonnancée, élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
toit à longs pans brisés
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours, en maçonnerie
escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour, en charpente
escalier hors-oeuvre : escalier de type complexe, en maçonnerie
Techniques sculpture
sculpture
ferronnerie
menuiserie
Représentations monogramme fleur ornement végétal coquille perle palmette ove ordre ionique, symbole olympique
Précision représentations

monogramme : S dans la ferronnerie des soupiraux ; monogramme : SB dans la sculpture des vases du portail ; guirlande de fleurs

Statut de la propriété propriété d'un pays étranger

Références documentaires

Bibliographie
  • TRONQUART, Martine. Le Goethe-Institut, un hôtel particulier du XIXe siècle. La gazette lorraine, septembre 2012, n°87, p. 7-9, ill.

Liens web

(c) Région Lorraine - Inventaire général - Tronquart Martine
Martine Tronquart

Chercheur au Service Régional de l'Inventaire du Patrimoine Culturel, site de Nancy.


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