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fontaine - lavoir - abreuvoir - bassin

Dossier IA88030927 réalisé en 2016

Fiche

Dossiers de synthèse

Appellations pédiluve à chevaux
Dénominations lavoir, fontaine, abreuvoir, bassin
Aire d'étude et canton Vosges - Châtel-sur-Moselle
Adresse Commune : Moriville
Adresse : rue du Four
Cadastre : 1983 E 308 lavoir ; 2016 E 317 egayoir

En 1891, une fontaine-abreuvoir alimentée par les eaux de la source de Barbelouse est créée selon les plans de Drouin (agent voyer cantonal à Chatel), par Nicolas-Laurent Fleurentin et Joseph Villaume, entrepreneurs de travaux publics à Moriville. Les bassins de fonte proviennent de la fonderie de Varigney.

(sources : AD88 - série 2O325/11)

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source
Dates 1891, daté par source
Auteur(s) Auteur : Drouin,
Drouin

Drouin est agent-voyer cantonal à Chatel-sur-Moselle à la fin du 19e siècle.


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agent voyer, attribution par source
Auteur : Fleurentin Nicolas-Laurent,
Nicolas-Laurent Fleurentin

Nicolas-Laurent Fleurentin est entrepreneur de travaux publics à Moriville, à la fin du 19e siècle. Il intervient à Moriville (1891).


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entrepreneur, attribution par source
Auteur : Villaume Joseph,
Joseph Villaume

Joseph Villaume est entrepreneur de travaux publics à Moriville, à la fin du 19e siècle. Il intervient à Moriville (1891).


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entrepreneur, attribution par source
Auteur : Fonderie de Varigney,
Fonderie de Varigney

L'usine métallurgique dite forges de Varigney est située à Dampierre-lès-Conflans (Haute-Saône) (cf. IA70000178).

Un fourneau a vraisemblablement fonctionné au début du 17e siècle, puis le site de Varigney est amodié en 1719 par l'abbaye de Clairefontaine à Jean-Baptiste Perreur, d'Epinal, pour y établir un haut fourneau, lequel semble déjà construit en 1728. Acheté vers 1790 par Claude-Antoine Vuilley, le haut fourneau est alors loué à Pierre-François Galaire, maître de forges à Port-sur-Saône (70) , lequel s'associe à Jean-Baptiste Patret. En 1827, Jérôme-Auguste Patret succède à son père Jean-Baptiste à la tête de l'établissement. Il fait édifier un atelier de fonte de seconde fusion en 1834. Son gendre, Albert Ricot, ingénieur des Ponts et Chaussées, lui succède en 1862. Il recentre l'activité vers la fonderie de seconde fusion et travaille pour les compagnies de chemin de fer et les services des Ponts et Chaussées.

Un nouvel atelier de fonderie est construit en 1862-1863, et le haut fourneau réduit progressivement son activité et s'éteint vers 1870. La fonderie de seconde fusion se développe et produit des pièces, telles que poteaux indicateurs, plaques de route, abreuvoirs, lavoirs, bassins de fontaine, poêles, ainsi que du matériel ferroviaire.

Marcel Nicolas, gendre d'Albert Ricot, lui succède en 1902 sous la dénomination Nicolas-Ricot. Après la Première Guerre mondiale, la fonderie modernise son équipement (acquisition de démouleuses à main) , se lance dans l'émaillage des fontes et élargit sa gamme d'appareils de chauffage (cuisinières, fourneaux, calorifères en fonte brute et émaillée). En 1919 est créée la société anonyme des usines de Varigney, dirigée par Henri Barret, gendre de Marcel Nicolas. L'établissement, devenu SARL Fonderie et Ateliers de Varigney et dirigé par Denis Rousse, poursuit difficilement son activité après la Seconde Guerre et ferme ses portes en 1955.


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fondeur, attribution par source

La fontaine-lavoir-égayoir est située à la limite sud du village, longeant le chemin.

L'eau émerge d'un amas d'eau (puisard) abrité sous une niche creusée dans un muret en pierre de taille (grès rose). Elle se déverse dans un grand bassin rectangulaire de lavage par l’intermédiaire d'une rigole en pierre. Le lavage se fait à genoux sur le sol dallé. Une seconde rigole alimente les 3 bassins en fonte placés au nord de la structure couvrant le lavoir. Cette construction est bâtie en moellons enduits sur le muret en pierre de taille, et ouverte sur deux cotés. Elle est couverte d'un toit à longs pans avec croupes, soutenue par des poteaux de bois. Un essentage de planches posées à la verticale réduit les ouvertures. L'entrée se fait par deux portiques tournant en fonte protégés par des bornes en pierre.

L'eau traverse ensuite un petit chemin pour alimenter un long égayoir (pédiluve à chevaux), de forme quasiment rectangulaire. La profondeur s’amplifie jusqu’au muret de soutènement en pierre qui délimite le bassin du ruisseau, où l'eau est enfin évacuée.

Murs grès pierre de taille
moellon enduit
bois essentage de planches
Toit tuile mécanique
Plans plan rectangulaire régulier
Étages rez-de-chaussée
Couvrements charpente en bois apparente
Couvertures toit à deux pans croupe
Typologies lavoir ouvert sur deux cotés
(c) Région Lorraine - Inventaire général ; (c) Conseil départemental des Vosges - Varvenne Vanessa