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Fontaine Jeanne d'Arc

Dossier IA88031068 réalisé en 2015

Fiche

Œuvres contenues

Précision dénomination Jeanne d'Arc
Appellations Fontaine du bout du pont, Fontaine du Haut Patis
Parties constituantes non étudiées abreuvoir, lavoir, conduite forcée
Dénominations fontaine
Aire d'étude et canton Vosges - Mirecourt
Hydrographies madon
Adresse Commune : Mattaincourt
Adresse : route d'Epinal , rue de la Chapelle Ronde , place Jeanne d'Arc

En 1840, le conseil municipal de Mattaincourt décide la construction d'une seconde fontaine sur la commune, au lieu-dit du Haut Pâtis (actuelle place Jeanne d'Arc) pour laver et abreuver les bestiaux. L'établissement de la fontaine-lavoir est réalisé en 1841 selon les plans de Sartory fils, architecte à Mirecourt, par Prunier, entrepreneur à Bazoilles pour 4600 francs.

Le projet prévoit un lavoir avec "rinçoir" aux abords pavés et protégés d'un muret de clôture, et un abreuvoir circulaire en pierre consolidé d’une armature en fer. La fontaine est surmontée d'une pyramide en 2 blocs de pierre coiffée d’une girouette en fer blanc, indiquant les points cardinaux. Les fers sont peints en noir et la girouette en blanc de Prusse. Le sable et les moellons utilisés proviennent du lieu-dit du Grand Pâtis à Mattaincourt, la chaux de Mirecourt, et la pierre de taille des carrières d’Adompt ou de Bonfays.

La fontaine est alimentée par la source située à l’arbre du Bienheureux Pierre Fourier, conduite par des tuyaux en bois de chêne de 3 mètres de long, forés par une "losse" de 6 cm de diamètre, et réunis au moyen d’une "virole" de fer (diamètre intérieur de 10 cm ; 8 cm de large ; 5 mm d’épais au milieu et aminci d'un côté pour être encastré facilement dans les abouts des tuyaux de bois). Ceux-ci sont brossés de poix avant leur pose.

Ces tuyaux de bois sont dégradés en 1857, et remplacés par des tuyaux de terre cuite de plus grand diamètre, et on en profite pour prolonger la conduite au-delà de la fontaine et du pont pour établir une nouvelle fontaine dans le quartier de la Praye (sur le quai).

En 1863, la partie lavoir est détruite et reconstruite en périphérie de la place selon les plans de Sartori fils, architecte. Ce lavoir est couvert en 1883 par Léon Vinot, entrepreneur à Mattaincourt pour 349 francs.

(sources : AD88 - 2O304/9 ; Edpt297/9)

L'obélisque est détruit, puis remplacé par l'actuelle statue de Jeanne d'Arc en 1909 sur la demande l'Abbé Lemoine, curé de Mattaincourt. Le piédestal formant une vasque date probablement de cette période. La statue a été conçue d'après un modèle de Paul Aubert, sculpteur, et a probablement été produite par la fonderie de l'Union Artistique de Vaucouleurs ou par celle de Tusey (absence de signature). L'un des deux socles entre la statue et la vasque a été déposé au cours du 20e siècle.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle , daté par travaux historiques
Secondaire : 3e quart 19e siècle , daté par travaux historiques
Principale : 1er quart 20e siècle , daté par travaux historiques
Dates 1840, daté par travaux historiques
1857, daté par travaux historiques
1863, daté par travaux historiques
1909, daté par travaux historiques
Auteur(s) Auteur : Fonderies de Tusey ,
Fonderies de Tusey

Pierre-Adolphe Muel (issu d’une famille de maîtres de forges à Sionne dans les Vosges) construit une fonderie à Tusey à coté de Vaucouleurs (Meuse) de 1832 à 1835. La fonderie de Tusey s’orientent, dès l’origine, vers la fabrication d’objets artistiques en fonte de fer. Muel coule les deux fontaines et seize colonnes rostrales de la place de la Concorde (1837-1838).

Muel s’associera à Wahl en 1840. Puis l’usine sera reprise par Edouard Zegut (1862-1874), ancien régisseur de la fonderie du Val d’Osne. Louis Gasne lui succédera en 1874.

A partir de 1887, l’entreprise prend de l’importance, grâce notamment à une médaille d’or remportée lors de l’Exposition universelle de 1889. La fonte à cire perdue est pratiquée en plus de la fonte au sable, ce qui différencie Tusey des autres fonderies contemporaines de la région.

Entre 1896 et 1949, l’usine passera entre les mains de Dufilhol et Chapal, puis Dufilhol (1897-1904). En 1904, après la faillite de Dufilhol, l'usine est rachetée par Laurent Chevailler qui lui apporte une nouvelle prospérité. La guerre de 1914-1918 met fin à la fabrication des statues : on fabrique des grenades citrons. Après 1918, on reprend la fabrication des statues et du mobilier en fonte, tout en commençant celle de la pièce mécanique qui deviendra prépondérante après 1925 et la seule production après 1935. Les fonderies de Tusey fusionneront en 1949 avec les Ateliers et Fonderies de Meuse (ancienne Fonderie Jeanne d’Arc à Vaucouleurs), qui deviendront Fonderies de Vaucouleurs en 1961. Le site de Tusey est abandonné en 1963.

Les modèles de Tusey ont été rachetés par Capitain-Gény et Salin (maîtres de forges et beaux-frères) et un certain nombre d’entre eux figurent aujourd’hui dans le fonds de modèles Ferry-Capitain.

(cf. IA00121217)


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fondeur, (?), attribution par travaux historiques
Auteur : union internationale artistique de Vaucouleurs,
union internationale artistique de Vaucouleurs

En 1865, Martin Pierson crée l'Institut catholique de Vaucouleurs pour produire des statues religieuses en pierre, en plâtre, en terre cuite et en fonte de fer. Elle devint en 1881 l'union internationale artistique de Vaucouleurs. Martin Pierson meurt en 1900, son fils Charles lui succède. Éprouvée par la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat de 1905, l'entreprise s'oriente vers les fontes d'art (notamment des monuments aux morts. Charles Pierson mourut en 1923. L'entreprise est clôturée en 1967, après un long déclin.


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fondeur, (?), attribution par travaux historiques
Personnalité : L'abbé Lemoine,
L'abbé Lemoine

Abbé Lemoine est curé de Mattaincourt au début du 20e siècle.


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commanditaire, attribution par travaux historiques
Auteur : Aubert Paul,
Paul Aubert (1853 - )

Paul Aubert est né en 1853. Il est élève de Dumont et Truphème à l’École des beaux-arts de Paris, et expose au Salon de 1879 à 1914. Mention honorable

en 1886 et médaille de troisième classe en 1894.


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sculpteur, attribution par travaux historiques
Auteur : Sartori Jean Fourier, dit(e) Sartori fils,
Jean Fourier Sartori , dit(e) Sartori fils (5 mai 1789 - 21 mars 1870)

Jean Fourier Sartori Fils est né le 5 mai 1789 à Mattaincourt et décédé le 21 mars 1870 à Mirecourt, fils de André Sartori, architecte.

Il est architecte de l'arrondissement de Mirecourt (1825-1858), membre du services des travaux communaux pour la ville de Mirecourt (1859-1869).

Il est maire de Mattaincourt vers 1832-1833.


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architecte, attribution par source
Auteur : Prunier Jean-Francois ,
Jean-Francois Prunier

Jean-Francois Prunier est entrepreneur à Bazoilles dans la première moitié du 19e siècle. Il intervient notamment à Mattaincourt (1840), Offroicourt (1846)


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entrepreneur, attribution par source
Auteur : Vinot Léon,
Léon Vinot

Léon Vinot est entrepreneur à Mattaincourt dans la seconde moitié du 19e siècle. Il intervient notamment à Mattaincourt (1863)


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entrepreneur, attribution par source

La fontaine Jeanne d'Arc de Mattaincourt est située au centre d'une place-carrefour, dans la partie Est de la commune, sur la rive droite du Madon. Elle est initialement composée d'un lavoir avec rinçoir (détruit) et de la fontaine circulaire. Celle-ci possède un bassin circulaire en pierre de taille cerclé de fer, avec une colonne d'alimentation centrale. Initialement surmontée d'un obélisque en pierre avec une girouette de fer, elle est aujourd'hui formée d'un piédestal en balustre soutenant une vasque de pierre à motifs de godrons et une statue en fonte, qui correspond au modèle de Jeanne d'Arc au sacre. Toutefois le bassinet posé au pied est manquant.

La fontaine n'est plus en eau aujourd’hui, mais les cartes postales anciennes montrent un socle sous la statue, et la vasque alimentant deux tuyaux coudés qui permettaient de remplir les sceaux.

Entre la vasque et la statue, un support pour drapeau est utilisé lors de commémorations.

Murs fonte badigeon
calcaire pierre de taille
fer
Plans plan régulier
Typologies fontaine circulaire, fontaine d'ornement avec statue
Techniques fonderie
sculpture
Représentations sainte Jeanne d'Arc, armure, drapeau, heaume, ornement architectural balustre, godron
Précision représentations

La statue en fonte représentant Jeanne d'Arc, debout en armure (bassinet disparu). Elle tient contre elle, par sa main gauche, un drapeau à fleurs de lys, et sa main droite est posée sur son cœur. Derrière sa jambe gauche, un socle avec un arc trilobé renforce la structure.

Mesures d : 150.0 cm
(c) Région Lorraine - Inventaire général ; (c) Conseil départemental des Vosges - Varvenne Vanessa