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Ferme n°12

Dossier IA88031840 réalisé en 2018

Fiche

Á rapprocher de

  • puits
    Saint-Vallier, ruelle au sud de l'Eglise

Œuvres contenues

Dénominations ferme
Aire d'étude et canton Dompaire - Dompaire
Adresse Commune : Saint-Vallier
Adresse : 3 rue de l'Eglise
Cadastre : 2018 ZA 46

La ferme n°12 de Saint-Vallier semble remonter au moins au 17e siècle, avec un agrandissement du logis et la construction du hallier au nord au 18e siècle, et des modifications postérieures. Elle aurait servi d’ancien presbytère (source orale), mais le bâtiment ne figure pas en tant que propriété communale sur le cadastre de 1842 (AD88 - 3P5377).

L’aménagement de la partie ouest en logis est récent. Les tuiles couvrant l’ensemble provenant de la tuilerie Gluntz à Les Forges, et de la tuilerie Pourchot à Passavant, selon les signatures "GLUNTZ / LES FORGES Vosges" et "R.POURCHOT / PASSAVANT. Ht Sn".

Période(s) Principale : 17e siècle, 18e siècle , daté par travaux historiques , (?)
Secondaire : 19e siècle, 20e siècle, limite 20e siècle 21e siècle , daté par travaux historiques
Auteur(s) Auteur : Tuilerie F. Gluntz à Les Forges,
Tuilerie F. Gluntz à Les Forges

La tuilerie et briqueterie Humbert-Gluntz, puis Humbert fils et Cie sont attestées dans les années 1880 aux Forges (Vosges).

La Tuilerie et briqueterie F. Gluntz aux Forges œuvre au début du 20e siècle.

La Tuilerie et briqueterie F. Gluntz fils est basée à Amance (Haute-Saone) à partir des années 1920.


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fabricant, signature
Auteur : Pourchot René,
René Pourchot

La tuileries René Pourchot est installée dans le quartier de la Côte à Passavent-la-Rochère.

Cette tuilerie a été fondée par le Lemoine vraisemblablement en 1872. Vers 1900, la tuilerie produit annuellement 1, 2 million de tuiles ("tuiles à la presse, à joints droits, plates mécaniques, faîtières, de rives, etc.") et 500 000 briques. Elle est vendue en 1912 à René Pourchot et modernisée vers 1922. Son fils Maurice rejoint l'entreprise en 1933, et se retrouve seul à sa tête en 1949. L'établissement ferme ses portes en août 1982.


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fabricant, signature

La ferme n°12 de Saint-Vallier est située au centre du village, en bordure de la Grande Rue, juste au sud de l’Eglise, dont elle est séparée par une ruelle. Mitoyen au sud, le corps principal est composé de trois travées : une étable, une grange et un logis en profondeur. Un agrandissement a été réalisé dans l’alignement de la façade antérieure, évoquant un pavillon dominant le bâtiment plus ancien. Il complète le logis et se poursuit sur l’arrière par une structure sur poteaux de bois, appelé hallier, servant du bucher, d’atelier et de remise. Cette extension a inclus dans le mur nord, un puits public préexistant (cf. IA88031141).

En l’absence de porte piétonne sur la rue, on entre dans le logis en passant par la grange. L’étable possède une entrée particulière, pour accueillir une douzaine de vaches et une huitaine de veaux. On peut également accéder à la cuisine par une porte ouverte dans le pignon nord, sous le hallier. La cuisine est équipée de placards, d’une cheminée en angle avec un four à pain saillant dans le pignon (abrité par le hallier) et une réserve à bois en-dessous. Sous le hallier, de l’autre côté de la pierre à eau (détruite) sous la baie de cuisine, une baignoire en fonte (remplaçant un bassin de pierre préexistant) est alimentée par l’eau de la toiture.La cuisine dessert une chambre à l’arrière par une porte dont l’encadrement est mouluré, et le poêle prenant le jour sur la rue. Cette pièce possède un placard-chauffant, un poêle de revers de taque (disparu) et un placard sous la baie. Elle mène à une chambre située dans le pavillon, chauffée par une cheminée basse aux piédroits en console. Le poêle est séparé de la grange par un escalier droit en bois menant aux deux chambres à grain à l’étage, et aux greniers couvrant l’ensemble. Dans les combles du pavillon, des barres sont suspendues sous la charpente pour faire sécher le linge. Un pigeonnier y a aussi été établi avec des cloisons de plâtre sur lattis de bois. Les casiers de planches servant de nichoirs conservent quelques œufs factices en plâtre. Une faux à javeler, appelée localement « ratelot », y est aussi entreposée.

La cave voutée se situe sous le pavillon avec une entrée depuis le hallier.

Deux plaques de cochers en fonte provenant de la fonderie de Varigney (Haute-Saône), sont fixées dans l'angle Est du bâtiment.

La travée d’étable au sud et la partie ouest (façade postérieure) ont été dénaturées par la création du logis contemporain. Il s'y trouvait les réduits à cochons et un manège pour batteuse (détruits).

La structure de la ferme est construite en moellons de grès enduits. Les encadrements des baies sont en pierre de taille à linteau droit mouluré pour les plus anciennes : ouvertures de la cuisine et de l’étable (remploi). Ceux de la porte charretière et de la fenêtre au-dessus du poêle (déplacée) sont chanfreinés. Celui de la porte piétonne du pignon nord, à côté du puits, est cintré et mouluré (déplacée). Les ouvertures du pavillon et du poêle sont à linteau segmentaire délardé. L’ensemble est abrité par une charpente de bois à longs pans couverte de tuiles mécaniques, avec une croupe évoquant un pavillon sur l’extension.

Murs grès moellon enduit
Toit tuile mécanique
Plans plan rectangulaire régulier
Étages 1 étage carré, comble à surcroît, sous-sol
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans croupe
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier droit, en charpente
Typologies Ferme à pavillon, Ferme à hallier
Techniques sculpture
Représentations ornement architectural, fleur
Précision représentations

Le placard-chauffant est mouluré et orné d'une fleur. La cheminée de la chambre est moulurée et décorée d'une fleurette.

(c) Région Lorraine - Inventaire général ; (c) Conseil départemental des Vosges - Varvenne Vanessa