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Ferme n°1

Dossier IA88031838 réalisé en 2018
Dénominations ferme
Aire d'étude et canton Dompaire - Dompaire
Adresse Commune : Saint-Vallier
Adresse : 6 Grande Rue
Cadastre : 2018 ZA 5

La ferme n°1 de Saint-Vallier semble avoir été établie été établie par Simon, au début du 18e siècle selon la mention sculptée ""FSIMON / AIAVEI / 1722" (?)" sur la clef de la porte charretière. Le logis de droite a été agrandi par la création d'un pavillon dans la première moitié du 19e siècle. Un atelier et un appentis ont été accolés au nord, probablement à la fin du 19e siècle ou au début du 20e siècle.

En façade antérieure, dans l’angle sud, la plaque de cocher en fonte provient de la Fonderie de Varigney (Haute-Saône) dans l'angle.

Période(s) Principale : 1er quart 18e siècle , porte la date
Secondaire : 1ère moitié 19e siècle, limite 19e siècle 20e siècle , daté par travaux historiques
Dates 1722, porte la date
Auteur(s) Personnalité : Simon,
Simon

La famille Simon est mentionnée à Saint-Vallier (88) à la fin du 17e siècle et au début du 18e siècle.


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propriétaire, signature
Auteur : Fonderie de Varigney,
Fonderie de Varigney

L'usine métallurgique dite forges de Varigney est située à Dampierre-lès-Conflans (Haute-Saône) (cf. IA70000178).

Un fourneau a vraisemblablement fonctionné au début du 17e siècle, puis le site de Varigney est amodié en 1719 par l'abbaye de Clairefontaine à Jean-Baptiste Perreur, d'Epinal, pour y établir un haut fourneau, lequel semble déjà construit en 1728. Acheté vers 1790 par Claude-Antoine Vuilley, le haut fourneau est alors loué à Pierre-François Galaire, maître de forges à Port-sur-Saône (70) , lequel s'associe à Jean-Baptiste Patret. En 1827, Jérôme-Auguste Patret succède à son père Jean-Baptiste à la tête de l'établissement. Il fait édifier un atelier de fonte de seconde fusion en 1834. Son gendre, Albert Ricot, ingénieur des Ponts et Chaussées, lui succède en 1862. Il recentre l'activité vers la fonderie de seconde fusion et travaille pour les compagnies de chemin de fer et les services des Ponts et Chaussées.

Un nouvel atelier de fonderie est construit en 1862-1863, et le haut fourneau réduit progressivement son activité et s'éteint vers 1870. La fonderie de seconde fusion se développe et produit des pièces, telles que poteaux indicateurs, plaques de route, abreuvoirs, lavoirs, bassins de fontaine, poêles, ainsi que du matériel ferroviaire.

Marcel Nicolas, gendre d'Albert Ricot, lui succède en 1902 sous la dénomination Nicolas-Ricot. Après la Première Guerre mondiale, la fonderie modernise son équipement (acquisition de démouleuses à main) , se lance dans l'émaillage des fontes et élargit sa gamme d'appareils de chauffage (cuisinières, fourneaux, calorifères en fonte brute et émaillée). En 1919 est créée la société anonyme des usines de Varigney, dirigée par Henri Barret, gendre de Marcel Nicolas. L'établissement, devenu SARL Fonderie et Ateliers de Varigney et dirigé par Denis Rousse, poursuit difficilement son activité après la Seconde Guerre et ferme ses portes en 1955.


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fondeur, attribution par travaux historiques

La ferme n°1 de Saint-Vallier est située à l’entrée nord du village, en bordure de la Grande Rue qui s’élargie à cet endroit formant une placette. Non mitoyen, le bâtiment mesure environ 300 m² au sol, avec 20 mètres de profondeur. Le corps principal est composé de trois travées avec un logis de part et d’autre de la grange, auquel des annexes ont été ajouté. On entre dans l’édifice en passant par la porte charretière ou la porte piétonne qui s’ouvrent toutes les deux dans l’avant-grange, qui prend la forme d’un charri. Cet espace de circulation est délimité par deux arcs en plein cintre. Le premier en pierre de taille, sur la rue, est daté « 1722 » sur l’agrafe et est muni d’un anneau pour attacher les animaux. On y voit aussi une inscription au crayon rouge illisible (piédroit gauche). Le second est en moellons avec une porte assemblée à l’aide de clous de bois. Le charri dessert la grange, les deux logements, la cave creusée sous le logis sud, et les chambres à l'étage qui sont accessibles par un escalier en bois.

Le petit logis sud est constitué d’une cuisine prenant le jour sur la rue, équipée d’un four à pain dans la cheminée qui était saillant dans le pignon sud (détruit). Une chambre a été aménagée au-dessus. Le logis principal au nord est en profondeur, et se compose d’un poêle s’ouvrant sur la rue, d’une cuisine derrière, et d’une chambre au-dessus. Il a été complété par l’établissement d’un pavillon, dans l’alignement de la façade antérieure, dont la toiture à quatre pans domine le corps principal. En plus des chambres, une remise y a également été intégrée. Les étables sont placées à l’arrière des logis et des greniers surmontent l’ensemble.

Au nord, une annexe utilisée comme atelier a été accolée au pignon, puis un appentis servant de bûcher. Une halle agricole avec une structure en fer couverte de plaques de ciment-amiante a aussi été ajoutée au nord-ouest, pour abriter le matériel agricole, dont trois tonneaux en bois.

La structure est construite en moellons de grès enduits. En raison de la forte déclivité du terrain, les façades sud et ouest sont renforcées par d’imposants contreforts. Les encadrements des baies sont en pierre de taille à linteau segmentaire délardé pour le corps principal, et droit pour le pavillon. Deux petits jours des combles sont en plein cintre, et l’encadrement de la porte charretière est chanfreiné. Les baies de l’étage ont conservé leurs petits bois. Les ouvertures de l’atelier sont plus modestes (encadrements en bois). Le corps principal est abrité par une charpente de bois à longs pans, couverte de tuiles mécaniques. Quelques tuiles creuses persistent sur le toit de l’atelier.

Murs grès moellon enduit
fer pan de fer
Toit tuile mécanique, ciment amiante en couverture, tuile creuse
Plans plan rectangulaire régulier
Étages 1 étage carré, sous-sol, comble à surcroît
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
toit en pavillon
appentis
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier droit, en charpente
Typologies Ferme à charri, Ferme à double logis, Ferme à pavillon
Techniques sculpture
Représentations ornement architectural, ornement géométrique, agrafe, croix de Lorraine
Précision représentations

La porte piétonne du corps principal est ornée de losanges en menuiserie. Elle est surmontée d'une niche moulurée ornée d'une coquille. L'encadrement de la porte charretière est orné d'une agrafe, gravée de l’inscription datée surmontée de cinq perles sculptées. Le petit jour éclairant les combles de l'atelier forme une Croix de Lorraine.

Références documentaires

Bibliographie
  • MEDY, Dominique. Une ferme du début du XVIIIe siècle à Saint-Vallier. In : Journées d'études vosgiennes (14-16 octobre 2011 ; Dompaire). Le pays de Dompaire. Epinal : Fédération des sociétés savantes des Vosges, 2012. p. 435-442 : ill.

    Conseil Régional de Lorraine, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy
(c) Région Lorraine - Inventaire général ; (c) Conseil départemental des Vosges - Varvenne Vanessa