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Ferme des Évêques

Dossier IA88030610 réalisé en 2015

Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

  • cheminée n°8
    Suriauville, Ferme des Eveques (La), route Départementale n°14
Appellations Ferme des Evêques, Ferme d'Agéville
Destinations auberge
Parties constituantes non étudiées puits, étang, golf, remise
Dénominations ferme, maison
Aire d'étude et canton Bulgnéville - Bulgnéville
Adresse Commune : Suriauville
Lieu-dit : Ferme des Evêques
Adresse : route Départementale n°14
Cadastre : 2015 ZB 8 ; 2015 ZB 9

La Ferme des Évêques est située sur un domaine ayant appartenu aux Dames de saint-Glossainte, congrégation religieuse crée au 7e siècle et dépendante des évêques de Metz.

La ferme fut vendue comme Bien National le 23 mars 1792 au sieur François Lambinet de Bulgnéville.

Jean-Marie Provensal, propriétaire à Neufchâteau, a fait détruire une partie de la ferme pour y bâtir un pavillon au milieu du 19e siècle, probablement pour en faire une auberge à destination des curistes de Contrexéville. En 1881, la Société des chemins de fer de l'Est fait creusé l'étang pour alimenter le château d'eau de la gare de Contrexéville. Michel Frey est relevé comme propriétaire du domaine en 1884, puis Maria Lyon York Draper en 1887.

De 1905 à 1943, la ferme appartient à la Société anonyme des Eaux Minérales de Contrexeville, qui promeut le pavillon, les salles de bains et le golf. Ce parcours 9 trous était situé sur les flancs nord-est du vallon (détruit).

Puis Roger Gueniot redonne sa vocation agricole au domaine. La ferme est ensuite occupée par la famille Laloue (métayé) puis Wunderlé en 2000, et est aujourd’hui une habitation.

(cf. Salvini, Gilou. Entre légende et réalité : la ferme des évêques. Cercle d'étude locales de Contrexeville. Décembre 1988.)

Période(s) Principale : milieu 19e siècle , daté par source
Auteur(s) Auteur : Provensal Jean-Marie,
Jean-Marie Provensal

Jean-Marie Provensal, propriétaire à Neufchateau, est propriétaire de la Fermes des Évêques à Suriauville au milieu du 19e siècle.


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auteur commanditaire, attribution par source
Personnalité : Frey Michel,
Michel Frey

Michel Frey est propriétaire de la Fermes des Évêques à Suriauville en 1884.


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propriétaire, attribution par source
Personnalité : York Draper Maria Lyon,
Maria Lyon York Draper

Maria Lyon York Draper est propriétaire de la Fermes des Évêques à Suriauville en 1887. Veuve d'Adolphe Gay, elle a séjourné à la cour d'Angleterre, où elle est décorée du "Léopard d'Ecosse". Elle épouse en 1888 Auguste Pierre Diez Forfillier, ancien officier de la marine, commandant de cuirassier.


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propriétaire, attribution par source
Personnalité : Lambinet François,
François Lambinet

Le sieur François Lambinet de Bulgnéville acquière la Ferme des Évêques à Suriauville, vendue comme bien national le 23 mars 1792.


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propriétaire, attribution par source

La Ferme des Évêques est implantée en écart à près de 2 km au nord du village. Isolée, elle est structurée autour d'une ferme à 4 travées : une étable de part et d'autre de la grange et d'un logis en profondeur. La cuisine s'ouvre sur la cour et le poêle à l'arrière. Une cave est placée en dessous avec un accès depuis la cour, et une chambre au-dessus. Les combles et greniers sont éclairés par des jours rectangulaires sous la toiture. Les encadrements des ouvertures sont en pierre de taille, à linteau droit. La porte charretière est à linteau segmentaire et la porte piétonne est surmontée d'une niche, et d'une marquise.

Ce bâtiment a été complété par l'adjonction d'un second logis couvert d'un toit en pavillon. Sur deux niveaux mais plus imposant que le corps de ferme, ce logis est conçu dans une optique ostentatoire : balcons, logettes, épis de faitage, lucarnes, marquises, degrés rectangulaires. Les façades allient la modernité de l'emploi du fer forgé et de la brique de terre cuite, avec des caractères néo-médiévaux (tour d'escalier en semi-hors-oeuvre, baies en ogive, logettes).

Un corps de bâtiment annexe clos la cour au nord. Il est composé de deux tours carrées reliées par un corps central ayant notamment servi de remise automobile lors de l’accueil des curistes de la Belle-Epoque. Un pigeonnier se trouvait au centre sous la toiture (détruit). Le golf de cette époque était situé à l'ouest de l'autre coté du chemin (détruit). L'étang est plus au sud.

Un puits se situe au centre de la cour avec bassin rectangulaire en pierre.

Murs grès moellon enduit
brique
Toit tuile mécanique, tuile en écaille, ciment amiante en couverture, métal en couverture
Étages comble à surcroît, sous-sol, 1 étage carré
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans demi-croupe
toit en pavillon
Escaliers escalier demi-hors-oeuvre : escalier en vis
Typologies ferme à pavillon, Ferme à double logis
Techniques céramique
sculpture
ferronnerie
peinture
fonderie
Représentations ornement architectural, ornement géométrique, ornement végétal, blason
Précision représentations

En remploi sur un mur de clôture de la cour à l'arrière de la ferme, un linteau trilobé sous une accolade avec un écusson et deux fleurettes repose sur des coussinets et deux montants moulurés. Une partie de linteau sculptée d'un rinceau feuillage est en remploi en facade du batiment annexe, au-dessus de la porte piétonne de droite. La porte piétonne du logis de la ferme est surmontée d'une niche et d'une marquise de fer. La porte piétonne du pavillon est encadrée de pilastres et surmontée d'une corniche. La toiture du pavillon est munie d'un épis de faitage en céramique, et les lucarnes sont ornées d'abouts, rives et frontons. Les deux tourelles en briques sont couronnées d'épis de faitage métalliques.

Dans le salon, la cheminée présente un décor complexe d'ornements végétaux, animaux et humains. La fresque murale dans la salle à manger représente des évêques, et la taque de la cheminée est aux armes de l'épiscopat.

architecture rurale du canton de Bulgnéville 88

implantation isolée
mitoyen non applicable
flint droit
flintcha segmentaire
mlint grès
porte piétonne oui
flint2 non applicable
travée 5
fonction travée EGEC/PL Remise
flamande non
pans de bois non applicable
date non applicable
observation Ferme transformée en auberge pour curistes avec golf (détruit), puis redevenue exploitation agricole, aujourd'hui habitation. Ferme des Évêques a deux corps, une ferme à pavillon avec deux logis et une annexe. puits dans la cour avec bassin rectangulaire en pierre. cave sous le logis de la ferme. pavillon très ostentatoires (tourelles, lucarnes, épis de faitage, blacons, encadrement bicolore (pierre/brique)
chaine d'angle non applicable
seuil non applicable
mobilier non vu
oculus non

Références documentaires

Bibliographie
  • Salvini, Gilou. Entre légende et réalité : la ferme des éveques. Cercle d'études locales de Contrexeville. Décembre 1988.

    ferme des évêques Conseil Régional de Lorraine, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy : Préinventaire - Suriauville
(c) Région Lorraine - Inventaire général ; (c) Conseil départemental des Vosges - Varvenne Vanessa