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église Saint-Joseph de l'abbaye des Prémontrés Saint-Joseph puis temple Saint-Jean

Dossier IA54003083 réalisé en 2014

Fiche

  • Impression
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  • ancien couvent des Prémontrés ou hospice Saint-Joseph puis caserne de cavalerie, presbytère protestant et temple Saint-Jean

Œuvres contenues

  • autel protestant dit table de Sainte-Cène
  • ensemble de deux cloches
  • le mobilier catholique de l'église Saint-Joseph des Prémontrés
  • orgues
  • le mobilier protestant du temple Saint-Jean
  • ensemble de deux bas-reliefs : saint Joseph et l'Enfant Jésus, Vierge et l'Enfant Jésus
  • chaire pastorale
Genre de chanoines de Prémontré, de protestants
Vocables Saint-Joseph, Saint-Jean
Dénominations église, temple
Aire d'étude et canton Nancy et périurbain - Nancy
Adresse Commune : Nancy
Adresse : place Maginot
Cadastre : 1865 F 1176 ; 2006 BY 282

En 1714, le duc de Lorraine autorisa les prémontrés à bâtir une église et à avancer leurs bâtiments de 30 pieds sur la place. Les travaux commencés en 1713 sur les plans de Jean Betto furent interrompus en 1722 par la mort de l'architecte et des difficultés financières. 1 élévation et 2 coupes non datées et non signées pourraient être le 1er projet de cet édifice pourvu de 4 travées (et non pas 5 comme réalisés) et d'un clocher hors-oeuvre couvert à l'impériale près du choeur. La façade comprenait 2 niveaux d'élévation avec superposition d'ordres comme à la primatiale de Nancy et à Bosserville, mais pas de fronton en plein cintre ni niche encadrant la baie centrale. La 2e phase de la construction fut entreprise sous la direction du père Norbert Abraham (mort en 1751) peut-être l'auteur de la modification de façade se rapprochant de celle de Sainte-Marie-Majeure (1735 à Pont-à-Mousson). Ces travaux furent payés par des dons et un emprunt de 37 000 francs. Seuls les murs et la charpente purent être réalisés. Une datation par dendrochronologie sur 3 fermes permet de confirmer la date de 1736. L'attribution au Père Louis Hugo parfois citée et la date de 1743 ne sont pas confirmées. Le chantier ne fut achevé qu'en 1758 par Claude Mique dit La Douceur (1754-1796) qui réalisa le vitrage, les portes, les voûtes et les stalles pour 4 000 livres couvert par un emprunt. L'église fut bénite en 1759 par l'abbé de Salival. Lors des saisies révolutionnaires, elle est considérée "de moyenne grandeur bâtie tout à neuf" et sert d'entrepôt. Le 12 germinal an XII (2 avril 1804), un décret accorda aux protestants de Nancy le droit de disposer d'un oratoire. Le 12 floréal an XIII (2 mai 1805) est mis à leur disposition ni la chapelle des cordeliers comme ils le souhaitaient ni l'église Sainte-Elisabeth (ou chapelle des orphelines IA54002872) comme proposée par l'administration mais l'église Saint-Joseph, disponible en raison du refus du curé de Saint-Sébastien d'en faire une succursale. Elle prit le nom de temple Saint-Jean en référence au quartier. Les premiers travaux sont confiés aux menuisiers Kimmerlihin (?) et Hofman et à l'architecte Burtin, et concernèrent d'abord les tribunes pour atteindre les 500 places (date confirmée par analyse dendrochronologique). Le temple fut inauguré le 12 juillet 1807. Situé dans le quartier Saint-Jean à la fonction essentiellement militaire, il fut réquisitionné en 1813 pour servir d'hôpital militaire. Installée de manière définitive en 1815, la communauté protestante organisa l'espace intérieur avec des tâtonnements dont témoignent les registres du conseil presbytéral. En 1838, la ville transforma la couverture en dôme des tours, en toit terrasse. Après 1882, un accès direct du choeur au nouveau presbytère fut percé. A la 1ère guerre mondiale, le temple souffrit des bombardements (1916, 1917, 1918) et le culte était célébré dans une salle du lycée Poincaré. En 1919, le temple est classé au titre des Monuments historiques et le ministère de l'instruction publique et des Beaux-Arts finance une partie des travaux. La toiture est restaurée en 1980. En 2013, la chute d'enduit du voûtement conduisit à la fermeture de l'édifice et au lancement d'études techniques

Période(s) Principale : 1er quart 18e siècle
Principale : 3e quart 18e siècle
Principale : 1er quart 19e siècle
Secondaire : 1er quart 19e siècle
Secondaire : 1er quart 20e siècle
Secondaire : 4e quart 20e siècle
Secondaire : 1er quart 21e siècle
Dates 1717, daté par source, daté par travaux historiques
1758, daté par source, daté par travaux historiques
1807, daté par source, datation par dendrochronologie
1838, daté par source
1919, daté par source
Auteur(s) Auteur : Betto Jean, architecte, attribution par source, attribution par travaux historiques
Auteur : Mique Claude,
Claude Mique (1714 - 1796)

Claude Mique dit la Douceur, architecte de sa majesté, inspecteur général des bâtiments de la ville de Nancy. Enterré par dérogation dans l'église des premontrés de Nancy (actuel temple).


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attribution par source, attribution par travaux historiques
Auteur : Abraham Louis, dit(e) frère Norbert,
Louis Abraham , né(e) Abraham , dit(e) frère Norbert ( - 1751)

Norbert Abraham de son vrai nom Louis Abraham, devenu frère Norbert à Sainte-Marie-Majeure en 1700, présent à Justemont puis à Etival de 1731 à 1735 puis en 1737,mort à Jovilliers en 1751 ou 1756. Il avait été appelé pour son expertise architecturale à Jandeures en 1724 avec un autre architecte des prémontrés, Pierson. Cf. Philippe BONNET. Les constructions de l'ordre de Prémontré en France aux XVIIe et XVIIIe siècles. Genève : Droz, 1983. In-4°, VIII-281 pages. (Bibliothèque de la Société française d'archéologie, 15.) p. 32


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architecte, attribution par source, attribution par travaux historiques
Auteur : Burtin, architecte, attribution par source
Auteur : Kimmerlihin,
Kimmerlihin

Menuisier à Nancy au début du XIXe siècle


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menuisier, attribution par source
Auteur : Hofman,
Hofman

Menusier actif à Nancy au début du XIXe siècle.


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menuisier, attribution par source

Située à l'angle de la place Maginot et de la rue Chanzy, le temple est séparé des immeubles à gauche par une ruelle. Il est accessible par un emmarchement à pans coupés qui souligne sa monumentalité. Construit en calcaire (moellon enduit pour les gouttereaux et les tours, pierre de taille d'un calcaire grossier pour le soubassement, pierre de taille de type calcaire de Norroy pour la façade, chaîne d'angle harpée soulignant la structuration de l'édifice sur la rue), il est couvert d'un toit à longs pans en ardoise. L'édifice s'élève sur un plan rectangulaire avec un court transept inscrit. 2 tours de 3 niveaux d'élévation à l'inhabituel plan ovale encadrent le choeur et s'achèvent par une terrasse à fonction de belvédère. Le dernier niveau des tours est scandé par des pilastres ioniques. La façade sur la place est rythmée par des pilastres corinthiens (1er niveau) et composites (2nd niveau). L'intérieur est composé d'1 nef flanquée d'étroits bas-côtés. Le volume s'organise avec 2 travées de nef, 1 travée correspondant au transept inscrit et 2 travées de choeur s'achevant par 1 abside de plan hémicirculaire. La place accordée au choeur est due à son premier usage dédié à l'office des religieux. Le volume est éclairé par les grandes baies en plein cintre. Le voûtement, en brique pleine et enduite, est d'arrête, à l'exception de la croisée du transept souligné comme à l'église abbatiale de Pont-à-Mousson, à l'église Saint-Sébastien ou à la cathédrale de Nancy par une coupole ici de plan ovale et surbaissée. Les élévations intérieures en moellon enduit sont scandées par la présence de pilastres en pierre de taille d'ordre composite qui soutiennent un fort entablement à motif de rose stylisée encadré de modillon végétalisé marqué à chaque angle par un motif en pomme de pin. Ces roses figurent aussi en alternance avec des motifs de panneaux sur les arcs doubleaux eux-mêmes composés de simples plaques de calcaire (épaisseur de 12 cm). Il subsiste les traces de badigeon jaune très pâle sur la sculpture en bas-relief. Un escalier en vis en pierre s'inscrit dans le mur de la façade (à gauche) et permet d'accéder jusqu'aux combles. Le choeur au sol de dalles de calcaire blanc à bouchon noir est surélevé d'un emmarchement simple. Les dalles calcaire de la nef laissent percevoir l'emplacement des anciens caveaux. Les tribunes en bois sont simplement greffées sur les piliers et sont accessibles par des escaliers en menuiserie. Elles se poursuivent visuellement par une galerie au-dessus du choeur qui accueillait sans doute à l'origine une chorale ou une musique. L'usage a dû s'en perdre assez vite car l'accès fut bouché lors des accès des travaux de la fin du 19e siècle.

Murs calcaire moellon enduit
brique
calcaire pierre de taille
Toit ardoise
Plans plan allongé
Étages 3 vaisseaux
Couvrements voûte d'arêtes
coupole
Couvertures toit à longs pans
croupe
Escaliers escalier intérieur : escalier en vis, en charpente
escalier dans-oeuvre : escalier en vis, en charpente
Techniques sculpture
décor stuqué
menuiserie
vitrail
Représentations ordre corinthien ordre composite balustre rinceau pot à feu pilastre ordre ionique rosace
Précision représentations

ordre composite en façade ; ordre ionique sur les deux clochers

A_GESTION

GESTION {import cindoc=NancyArc}{lot=0208-6}{TODO=àfinir}{GESTION=protestantisme ; OK-22sept ; lot0139 ; NancyRec ; lot0187-1 ; lot0208-6}{ETUDEREC=protestantisme ; PSMV unicum}{PLOC=}{VISI=}

Edifice fortement inspiré de Sainte-Marie-Majeure de Pont-à-Mousson, transformé en temple par simple ajout de tribunes {bibliographie=BONNET P. Les constructions de l'ordre de Prémontré en France aux XVIIe et XVIIIe siècles. Genève, 1983} ; {source=BM Nancy ; AD 54 : H 1263-1278}

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre à signaler
Sites de protection secteur sauvegardé
Protections classé MH, 1919
Précisions sur la protection

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Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, Nancy : 25 J
Bibliographie
  • Construire et aménager un temple en Lorraine aux XIXe et XXe siècle. Actes du colloque « les Protestantismes en Lorraine (XVIe-XXIe siècle). Nancy, 2-4 novembre 2015. Lille, ed. Septentrion, 2018, 718 p.

    p. 451-478 Conseil Régional de Lorraine, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy
  • ROBERT Daniel, les Eglises réformées en France 1800-1830), Paris, PUF, 1961

    Conseil Régional de Lorraine, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy
  • Procès-verbal de l'inauguration de l'église protestante de Nancy. Nancy, [1807]

    Conseil Régional de Lorraine, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy
(c) Région Lorraine - Inventaire général - Bouvet Mireille-Bénédicte
Mireille-Bénédicte Bouvet

Conservateur régional à l'Inventaire général Lorraine depuis 1995, Grand Est depuis 2018


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