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église paroissiale Saint-Maurice

Dossier IA54003049 réalisé en 2013

Fiche

Œuvres contenues

Vocables saint Maurice
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Meurthe-et-Moselle - Badonviller
Adresse Commune : Saint-Maurice-aux-Forges
Adresse : rue du Clairbois
Cadastre : 2011 C1 149

L'église est mentionnée dans le Pouillé du diocèse de Toul de 1711 comme annexe de Sainte-Pôle; au milieu du 19ème siècle, le mauvais état du bâtiment rendit nécessaire sa reconstruction. L’architecte nancéien Léon Vautrin établit les plans d’un édifice de style néogothique dont le devis estimatif date de 1854.

Le coût principal de l'opération a été assumé par la commune qui bénéficia de deux apports complémentaires : une souscription, portée par Justin Colon, nommé curé à Sainte-Pôle en 1849, rassemblait de l'argent comme des engagements en nature (ainsi 300 journées de travail promises par les paroissiens, ou des dons de « pierres de moellon ») et Jean-François Marsal, natif de Saint-Maurice, curé de Repaix en 1858, s'engageait à apporter « ce qui est au-dessus » des 10 0000 francs pris en charge par la commune.

L'adjudication au rabais des travaux de gros-œuvre a été attribuée à Martin Prud’homme, Jean-Baptiste Munier et aux frères Cuny, Martin et François, maçons-tailleurs de pierre demeurant tous les quatre à Ancerviller, pour un montant de 14 360,55 francs. Les adjudicataires devaient faire démolir à leurs frais l’ancienne église mais après déduction de 500 francs sur le devis, les matériaux furent leur propriété. Après le gros-oeuvre réalisé entre 1855 et 1857, les bancs et les planchers furent installés au cours de l’année 1857 par Martin Cuny associé à Joseph Mangin, menuisier à Ancerviller, puis l’achèvement de la tour du clocher, en 1857, se traduisit par un devis supplémentaire.

Si le village fut considéré comme détruit à 71% en 1919, l'église érigée en bordure de la place communale, ne subit qu'une reconstruction partielle. Après la Seconde Guerre mondiale, l'architecte agréé Philippe Laquenaire, installé à Laneuveville-les-Raon (Vosges), établit en octobre 1947 et en novembre 1949, divers devis pour la mise hors d'eau de l'église. Réparations de la toiture, charpente et tuiles, pose de verre cathédrale, puis restauration des vitraux ont été pris en compte par les dommages de guerre.

Les vitraux originaux de Joseph Benoît, postérieurs à 1921, ont été restaurés par Benoît Frères Nancy en 1955. En dépit de ces destructions, l’architecture et l’ensemble du mobilier (chaire à prêcher, lambris, table de communion, chemin de croix), d’origine ou restaurés, ont conservé une parfaite unité de style néogothique.

Le 22 février 2003, la commune est affectée par le séisme de Rambervillers, considéré comme le deuxième plus important séisme qui ait affecté la région des Vosges. Les églises furent les bâtiments les plus endommagés dans la zone touchée par ce tremblement de terre.

La commune de Saint-Maurice-aux-Forges a établi un arrêté de mise en péril dès le 27 février 2003 pour interdire l’accès de l’église au public en attendant les expertises et les travaux. Sur l’une des ogives de la nef, une pierre était décalée de quelques centimètres.

Les experts qui sont intervenus, ont alors mis en évidence deux catégories de désordres : l’ensemble, toiture et charpente, pèse trop lourdement sur les murs pour qu’il soit envisageable de remettre uniquement en place la pierre décalée et de plus, les fondations établies sur un terrain argileux en 1855 sont insuffisantes. Si la commune, 92 habitants en 2011, assure l’entretien courant du bâtiment (nettoyage du clocher, réfection des planchers), elle ne peut assumer le coût de ces travaux qui devraient prendre en compte à la fois le renforcement des fondations et l’allègement de la toiture. Les témoins de plâtre posés sur les fissures ne révèlent pas de nouveaux désordres, toutefois la fermeture au public se trouve maintenue depuis plus de dix ans par l’impossible financement d'une intervention lourde sur le gros-oeuvre.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Auteur(s) Auteur : Vautrin Claude-Léon, dit Léon,
Claude-Léon, dit Léon Vautrin (1820 - 1884)

Claude-Léon Vautrin, dit Léon Vautrin, est né le 17 septembre 1820 à Laloeuf (anciennement département de la Meurthe). Après un séjour comme commis chez l'architecte nancéien Charles Vivenot de 1845 à 1849, il est reçu à l'examen d'architecte en 1849. Il s'installe à son compte au cours de l'année 1851. Architecte diplômé de l’École des Beaux-Arts de Nancy et de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, il est surnommé "l'architecte aux cent vingt églises". Il exerça son art principalement en Lorraine d'abord par des édifices civils puis dans la seconde moitié du 19e siècle, surtout par la construction d'églises, jusqu'en Chine via l'édification de la cathédrale de Canton. Il décède accidentellement le 11 novembre 1884 à Frouard.


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architecte, attribution par travaux historiques
Auteur : Deville Henry, Wilfrid,
Henry, Wilfrid Deville (24 juillet 1871 - 7 juin 1939)

Diplômé des Beaux-Arts de Paris en 1897, puis nommé DaPLG en 1900, Henry Deville, effectue un séjour aux États-Unis, puis rentre en France pour s’enrôler en 1914. Nommé architecte en chef de la reconstruction des régions libérées dans l'Est de la France, il commence à travailler à la restauration de Lunéville dès 1919. Il a réalisé les plans d'aménagement d'Arracourt, Baccarat, Blémerey, Bonviller, Clémery, Deuxville, Glonville, Hériménil, Pexonne, Saint-Pôle, Saint-Maurice et Vallois. Il a établi des plans d'aménagement pour six communes très détruites des environs de Blâmont : Neuviller-lès-Badonviller (détruit à 100 %), Ancerviller (29 %), Halloville (72 %), Domèvre-sur- Vezouze (83 %), Emberménil (100 %) et Xousse (41 %). Dans ces six communes, il a reconstruit les églises (Neuviller-lès-Badonviller, Ancerviller, Halloville, Emberménil, Xousse) ou les a restaurées dans leur état d'avant-guerre (Domèvre-sur-Vezouze). Il a systématiquement adopté un style néogothique, plus ou moins modernisé. Il a en outre dirigé la réparation des églises de Chanteheux et Reherrey. Il n'a pas poursuivi en Meurthe-et-Moselle après la fin de la Reconstruction et a fini sa carrière comme contrôleur des habitations à bon marché pour le ministère de la Santé publique.


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architecte, attribution par travaux historiques

L'édifice présente une tour-porche dont le portail est surmonté d'un gable, d'une rosace, de l'étage des cloches et de l'horloge. La nef, à un seul vaisseau voûté sur croisées d'ogives, de trois travées, est éclairée de six baies. Le choeur polygonal est percé de trois baies munies de verrières historiées de Joseph Benoît. Le mobilier, lambris du choeur, chaire à prêcher, bancs et confessionnaux de style néo-gothique, est homogène.

Murs grès moellon enduit
Toit ardoise, tuile
Plans plan allongé
Techniques vitrail
Précision représentations

Les verrières, chacune composée de deux lancettes, ont été réalisées par Joseph Benoît et restaurés après la Seconde Guerre mondiale, en 1955 par Benoît Frères. Dans le chœur, figurent les saintes Catherine d’Alexandrie et Agathe, les saints Sébastien et Maurice, et l'Apparition de la Vierge à Lourdes avec les portraits de trois hommes dont Olympe de Mirbeck. Dans la nef, un cycle de la vie de la Vierge présente : sainte Anne et saint Joachim avec Marie enfant, l'Annonce faite à Marie, la Visitation, l'Adoration des bergers, la Sainte Famille et la mort de saint Joseph.

Une huile sur toile, copie d'une œuvre de Sébastien Leclerc, représentant saint-Sébastien et datant de la fin du 18e siècle, a été inscrite au titre des Monuments historiques le 27/06/1974. Au revers de la toile, un document fait état de la donation de ce tableau par Etienne-Athanase Lacretelle en 1824.

Statut de la propriété propriété de la commune
(c) Région Lorraine - Inventaire général ; (c) Conseil départemental de la Meurthe-et-Moselle - Chrétien Anne - Laumon Annette - Gottscheck Mary