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architecture rurale de la commune de Saint-Ouen-les-Parey

Dossier IA88030870 réalisé en 2014

Fiche

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Aires d'études Bulgnéville
Dénominations ferme, maison
Adresse Commune : Saint-Ouen-lès-Parey

La carte archéologique mentionne la présence d'un tertre de la période de Hallstatt, dans au "Bois Communal". La commune est traversée par la voie romaine Damblain vers la Haute-Marne et l'embranchement de La-Neuveville-Nijon de la voie Langres-Moselle. Parey, avec sa toponymie (-acum) évoque une occupation dès la période gallo-romaine, tandis que Saint-Ouen tire son nom de Sainte-Ode, sœur martyr qui y serait morte au IVe siècle, dont la première mention remonte à 1148. Saint-Ouen dépendait du duché de Lorraine, et le René II confirme la charte d'affranchissement en 1490, qui s'inspire probablement de la loi de Beaumont. Une maison des Templiers aurait été

implantée au sommet de la côte du "Haut Brûlet". Lors du siège de La Mothe de 1634, le Château de Saint-Ouen est détruit et Parey est incendié : 92 maisons sont détruites en une nuit, principalement dans la rue de la Louvière et la rue de la Gonnée (cf. C. Chevalier. Essai historique sur Saint-Ouen aux environs de la Révolution. 1891). Aussi, peu d'éléments antérieurs au 17e siècle sont observables.

Les deux communes ont été indépendantes jusqu'à leur fusion selon l'ordonnance royale du 5 mars 1833. A cette période, en plus de l'activité agricole, on peut notamment mentionner l'usine de menuiserie qui emploie 25 personnes, et une carrière de grès qui approvisionne deux fours plâtres fournissant les cultivateurs et les plafonniers de la région.

Les bâtiments datés ont été construits aux 17e, 18e et 19e siècles (1609, 1726, 1737, 1777, 1783, 1788, 1810, 1826, 1840). Les autres fermes sont datables des mêmes siècles (critères morphologiques et architecturaux, cadastre ancien), certaines remontent également au 17e siècle.

La forme du village actuel est donc structurée autour de deux centres, de part et d'autre d'un affluant de l'Anger. Chacun regroupent de manière assez dense les habitations autour d'une église, qui sont reliées par la rue des Moquards. Les habitations se sont aussi étendues au nord, le long de la route départementale, formant le quartier de Parey-Saint-Ouen. Plutôt modeste, il compte de nombreuses maisons de manouvriers et petites fermes. Un quartier similaire s'est développé au sud, rue de la Chalée. L'actuelle rue du général de Gaulle a été bâtie plus récemment. Deux fermes se trouvent en écart : la Ferme du chapitre qui est aussi appelée le Moulin de l'étang (non accessible) et une exploitation agricole contemporaine au Fossé de Sauville.

Période(s) Principale : 18e siècle, 19e siècle, 17e siècle , porte la date, daté par travaux historiques

Saint-Ouen-lès-Parey comprend 260 bâtiments (source INSEE), dont 75 repérés et 15 étudiés.

Les fermes sont construites en moellons de grès. Elles sont le plus souvent couvertes d'une charpente à longs pans sur laquelle reposent des tuiles mécaniques. Les encadrements sont en grès, calcaire, bois, brique de laitier, IPN et ciment. Dans cette commune, le patrimoine bâti est majoritairement composé de fermes à deux ou trois travées de plan (77%). Les autres fermes en ont 4 ou plus (11%) ou une seule travée (12%). 20 fermes sont à double logis, 17 fermes ont un plan en forme de L, 16 fermes sont à pavillon et 2 sont à plusieurs corps de bâtiments. 11 maisons de manouvriers ont été repérées. Les fermes sont généralement parallèles à la voie (96%), et mitoyennes (91%). On pénètre dans 81% des logis par une porte piétonne. En l'absence de porte piétonne, on entre dans le logis par la porte charretière.

70% des logis ont une seule pièce en façade et sont plus profonds que larges. Leurs cuisines s'ouvrent alors sur la rue, et le poêle sur le jardin à l'arrière. Dans le cas d'une maison à plan en L, c'est le poêle qui est bâti en avant sur l'usoir. Un petit jour (rectangulaire ou oculus) est parfois placé au-dessus de la pierre à eau (6%) et fréquemment au-dessus de la porte charretière pour éclairer les greniers (40%).

Le bâti conserve des éléments de décors (niches, statues, chaînes d'angle, bandeaux, agrafes, ferronneries…), mais peu d'éléments anciens : 1 baie moulurée et une dizaine d'encadrements de portes charretières chanfreinés. Quelques portes piétonnes avec imposte vitrée et menuiseries intéressantes ont été conservées.

Typologies ferme à double logis, ferme à plan en L, ferme à plan en U, ferme à pavillon, ferme à plusieurs corps de batiment, maison de manouvriers
Toits tuile mécanique, tuile creuse, tôle ondulée, tuile en écaille
Murs grès moellon enduit
Décompte des œuvres nombre d'oeuvres reperées 75
nombre d'oeuvres étudiées 15
nombre des immeubles au dernier recensement de l'INSEE 260
(c) Région Lorraine - Inventaire général ; (c) Conseil départemental des Vosges - Varvenne Vanessa