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L'Inventaire général du patrimoine culturel

Objectifs et champ d'action

L’Inventaire général a pour mission d’effectuer un recensement et une étude systématique, de l'ensemble du patrimoine architectural et mobilier, "de la petite cuillère à la cathédrale ", selon le propos d’André Malraux en 1964. Ce travail doit être suivi d’une médiation auprès du public selon une seconde formule du ministre « recenser, étudier, faire connaître ».

S’intéressant au patrimoine public ou privé, non gardé, c’est-à-dire situé hors les musées, les archives et les bibliothèques, il n’entraîne pas de prescriptions réglementaires et répond à un triple objectif

  • accroître la connaissance scientifique
  • diffuser les résultats auprès d’un public diversifié
  • nourrir la réflexion en matière d'aménagement du territoire

A l’issue des opérations d’Inventaire général, chaque intervenant public ou privé dispose des moyens d’avoir une lecture hiérarchisée de son environnement patrimonial. Il peut prendre, en connaissance de cause, les décisions de conservation, de restauration, de valorisation ou de destruction du patrimoine culturel. Si l’élément patrimonial, édifice ou collections d’objets, disparait, il reste documenté et cette documentation est transmise et consultable par tous, il peut ainsi nourrir la recherche scientifique alors même qu’il a disparu.

Lumière sur

Bains-douches des Vosges

Près d'une trentaine de bains-douches ont été identifiés dans le département des Vosges (non exhaustif), qui correspond à une période chronologiquement relativement courte : depuis le milieu du 19e siècle jusque dans les années 1970, où la majorité a fermé, suite à la généralisation des salles de bain privées.

Le développement de l’hygiène populaire

Le principe des bains-douches modernes est hérité des thermes antiques qui ont une importance particulière dans le département des Vosges, de par le nombre de stations thermales et leur continuité d'utilisation au cours des siècles. Celles-ci sont fréquentées par les curistes dans une optique médicale, mais aussi par les autochtones qui viennent s'y baigner régulièrement. Ainsi plusieurs stations thermales proposent des bains payants pour les curistes et gratuits pour les habitants (financés par la commune). Toutefois, des organisations et des espaces différents sont progressivement mis en place en fonction des activités : on distingue ainsi le thermalisme médical, l'hygiène du corps et la baignade ludique.

A partir du début du 19e siècle, le mouvement hygiéniste va inciter au développement de la salubrité et de la propreté à la fois des villes, des habitations, des vêtements et du corps. Considéré comme un progrès social, ce renouveau de la propreté doit bénéficier à la santé et au développement de la morale et de l’ordre public. Sur le modèle de l'Angleterre qui redécouvre les bains orientaux, la France décide de soutenir politiquement le développement des bains publics, suite à la présentation le 31 mai 1850 à l’Assemblée législative, du rapport de la commission déléguée par le Ministère de l'intérieur, de l'agriculture et du commerce, chargée de recueillir en France et à l’étranger tous les documents relatifs aux moyens de créer dans les grands centres de population des bains et lavoirs publics.

Ainsi, la loi votée le 3 février 1851 et complétée par la circulaire du 26 février 1851 permet à la commission de disposer d'un crédit de 600 000 francs, pour encourager dans les grandes villes la création d’établissements modèles pour les bains et lavoirs publics à prix réduit.

L'objectif principal est de proposer des bains à faible coût, voire gratuits, pour les classes les plus modestes, dans une forme de progrès social..

Dès la mise en place de cette loi, deux villes des Vosges, pionnières dans leur organisation de l'eau publique, vont lancer un projet de construction de Bains Publics et bénéficier du crédit de la commission équivalent à un tiers des dépenses totales évaluées ; les 2/3 restant à la charge de la commune.

Dès 1851, le conseil municipal d'Epinal décide donc la construction du bain rue Malpertuis, et celui de Remiremont d'un établissement de lavoir et de bains sur la place Batardeau. Ce dernier ouvre ses portes en 1855 et rencontre un bon succès : 880 entrées les 8 premiers mois, puis environ 1600 entrées par an pendant le 3e quart du 19e siècle.

Afin de faire bénéficier de cet établissement moderne le plus grand nombre et améliorer l'hygiène globalement dans la cité, l’entrée est gratuite pour les indigents et on augmente régulièrement le nombre de baignoires, pour répondre aux besoins.

L’État continue de soutenir les démarches d'amélioration de la propreté en faveur des classes populaires au fil du temps. Ainsi la loi du 15 février 1902 sur la protection de la santé publique incite à la création d’un conseil d’hygiène départemental au chef-lieu du département, et de commissions sanitaires dans les principales villes. Elle donne les principes fondamentaux dans le domaine de l’environnement, de la santé, de la gestion d’épidémies, de la surveillance épidémiologique et de l’organisation administrative. Les maires sont alors tenus de prendre des règlements sanitaires pour prévenir l’extension de maladies infectieuses et vont être incités notamment à créer des établissements de bains publics. Quelques installations sont ainsi installées en annexe des hôpitaux et hospices existants (Neufchâteau, Châtel-sur-Moselle).

De même, l’État tente d'appuyer la mise en œuvre de ce type de projet par des entreprises privées et les bureaux de bienfaisance, en permettant des facilités de crédit et des immunités fiscales pour les sociétés œuvrant à la création de bains-douches (loi Strauss du 12 avril 1906, qui complète et modifie celle du 30 novembre 1894, relative aux Habitations à Bon Marché). La circulaire ministérielle insistant sur l’utilité au point de vue de l’hygiène et de la santé publique, est relayée auprès de toutes les communes vosgiennes pour susciter la création d’un établissement de bains. Le rapport de cette opération mentionne toutefois que peu de communes pourront en bénéficier, car certaines sont déjà équipées (Remiremont, Fraize…), la plupart n'en a pas les moyens ou manque d'eau, le regrette, et étudiera la question dès possible. Nomexy par exemple souhaite établir un accord avec l’établissement industriel Peters, pour que les indigents de la commune puissent bénéficier des bains-douches de l'usine. Si ce n'est pas possible, elle espère pouvoir obtenir des accès aux bains-douches de la commune voisine de Châtel-sur-Moselle.

C'est aussi le cas des villes qui bénéficient d'un établissement hydrothérapique (villes thermales, Saint-Dié, Epinal). Celles-ci nouent des engagements avec les sociétés pour faire bénéficier des bains les plus pauvres. Généralement, la ville s'engage à acheter un certain nombre d'entrées qu'elle distribuera gratuitement aux nécessiteux, et accorde des réductions sur la facturation de l'alimentation en eau communale. En échange, l'établissement assure des plages horaires d'ouvertures réservées.

Enfin, certaines n'en voient pas l'utilité, comme Moussey ou Saint-Amé. Elles considèrent que la nécessité de bains publics se fait moins sentir dans une population agricole que dans les agglomérations, et favorisent les bains de rivières.

Dans ce cadre, quelques projets sont lancés avant la première guerre mondiale mais doivent être interrompus (Saint-Dié-des-Vosges, Gérardmer, Fraize). La plupart des bains-douches des Vosges est donc établie entre 1920 et 1936 (70% des établissements relevés), avec une concentration plus importante dans les villes industrielles de l'Est du département.

Les communes peuvent de plus demander le soutien du Ministère de l'Intérieur, qui attribue à cette époque des subventions issues des fonds provenant du prélèvement sur le produit des jeux :

- 91 000 francs pour des travaux de modernisation à Saint-Dié en 1924

- 12 000 francs pour un projet de 24690 francs à Celles-sur-Plaine en 1926.

- 325 000 francs pour un projet de 554 850 francs réévalué à 653 000 francs Raon-l'Étape en 1930

Certains bénéficient aussi de financements particuliers dans le cadre de la première reconstruction, comme la commune de Ban-de-Sapt qui en 1922, reçoit un don de l'« Armoire Lorraine », association philanthropique, pour financer des bains-douches municipaux provisoires.

L'éducation des enfants

La création de bains publics se fait dans une préoccupation de l'apprentissage de l'hygiène aux populations qui en sont éloignées à défaut d'habitude ou de moyen. Au début du 19e siècle, les plus aisés bénéficient de cabinets de toilettes particuliers, mais la plupart profite de la belle saison pour se baigner dans les rivières, dans les espaces aménagés en "bains froids" ou simplement sur les rives accessibles, et la toilette quotidienne se limite à quelques ablutions des mains et du visage. Toutefois, les réflexions hygiénistes tendent à vouloir nettoyer le corps des classes populaires pour l'assainir et leur permettre de meilleures conditions de vie.

L'une des cibles prioritaires est les enfants. Leur donner l'habitude d'être propres les incite à être les vecteurs de cette hygiène auprès de leurs familles. L’école primaire étant rendue obligatoire à partir de 1880, il est aisé de sensibiliser les enfants par l'intermédiaire de l'enseignement publique. Les collectivités s'assurent, surtout lorsque que la gestion est privatisée, que les bains publics bénéficient aux classes à des tarifs spéciaux, le plus souvent gratuit.

Les élèves ont ainsi un accès régulier aux bains dans le cadre de l'école dans une optique à la fois de propreté, de santé et d'éducation : la morale du corps étant étroitement liée à celle de l'esprit des futurs citoyens. C'est aussi l'occasion de leur apprendre à nager, grâce à la mise en place progressive de piscines publiques au cours du 20e siècle.

Les bains-douches ouvriers et mutualistes

Les bains-douches relevés sont implantés dans les communes les plus peuplées des Vosges, mais surtout les plus industrielles. Toutefois, lorsque certaines, de taille importante, ne proposent pas ce service à leurs habitants, des entreprises privées prennent le relais.

Quelques bains-douches des Vosges ont été établis à l'initiative de sociétés mutualistes (Société des bains et bains douches populaires à bon marché de Rambervillers, La Retraite Mutualiste à Mirecourt). En tant qu'associations agissant face aux risques de la vie (maladies, accidents, vieillesse, décès …), et face au manque d'équipement observé, elles créent des bâtiments à l'architecture soignée à destination de leurs adhérents, qui seront repris par les communes postérieurement.

Les entreprises industrielles œuvrent aussi à améliorer l'hygiène et la qualité de vie de leurs ouvriers. Dans cette optique et pour leur permettre de ne pas perdre de temps inutilement, de grandes industries textiles vosgiennes ont fait construire un bain-douche dans le cadre de leurs œuvres sociales et leur cité ouvrière, à l'image de la filature de Nomexy, celle de Fraize, de Vincey, celle des Mousses au Val d'Ajol, ou la B.T.T. de Thaon-les-Vosges. Ces établissements proposaient des bains et des douches aux salariés de l'usine et à leur famille, moyennant un coût modique. Ils étaient le plus souvent accessibles aussi aux autres habitants des environs.

Bains-douches de Fraize, carte postale vers 1929Bains-douches de Fraize, carte postale vers 1929

Du bâtiment fonctionnel à l'établissement prestigieux

En fonction des époques de construction et des activités proposées en complément des bains-douches, les établissements des Vosges prennent des apparences différentes. Si certains bains-douches sont des constructions assez discrètes, avant tout utilitaires (Nomexy, Celles-sur-Plaine, Val d'Ajol), d'autres sont insérées dans des centres pluridisciplinaires qui regroupent des services médicaux, culturels et sportifs à destination des classes populaires, comme la Maison du Peuple à Rambervillers ou la Rotonde de Thaon-les-Vosges. Les façades visibles depuis la rue, voire depuis le ciel (La Rotonde possède un plan en croix de Lorraine), sont très soignées pour démontrer la qualité des services proposés.

En tant qu'édifices publics, les plus anciens bains publics des Vosges possèdent des architectures faisant référence à l'Antiquité (Remiremont, Neufchâteau…) avec des avant-corps marqués de frontons triangulaires évoquant un temple de l'hygiène moderne.

A partir du début du 20e siècle, les architectes s'autorisent à emprunter aux styles en vogue, en s'inspirant de l'Art Nouveau pour l'extension de Remiremont (1903), ou de l'Art Déco à Mirecourt (1932). Le bain-douche de Gérardmer (1922) s'autorise même une majestueuse entrée orientalisante avec des baies à arcs outrepassés et une coupole.

lavoir - établissement de bains du Bastard à Remiremont, carte postale vers 1905.lavoir - établissement de bains du Bastard à Remiremont, carte postale vers 1905.Bains-douches de Gérardmer, carte postale vers 1925Bains-douches de Gérardmer, carte postale vers 1925

Une attention particulière est aussi portée au confort intérieur (notamment la décoration du hall d'entrée) et aux équipements techniques. L'eau, nécessaire en grande quantité est canalisée depuis la source, ou provient du réseau d'adduction d'eau qui a été mis en place récemment sur la commune. S'il est possible de prendre des bains froids, l'eau tempérée est couramment utilisée grâce à la mise en service de chaudières à charbon ou mazout. Certains bains-douches, notamment ceux liés à des entreprises industrielles de tissage, bénéficient d'un système de récupération des eaux chaudes provenant de la condensation des machines à vapeurs appartenant à l'usine. Ce principe économique, notamment pour le chauffage d'une piscine, doit toutefois être abandonné lors de l'électrification des moteurs dans les années 1920 et 1930.

Les douches et les bains sont installés dans des cabinets alignés le long d'un couloir, en séparant ceux des hommes et ceux des femmes. On distingue des espaces de "deshabilloir"(vestiaires), des W.C., des jardins, parfois une cuisine et un logement pour le gardien. La chaufferie est généralement placée à l'arrière du bâtiment, dans une annexe.

Bains-douches de Granges-sur-Vologne, plan du rez-de-chaussée dressé par Ch. Gillet, architecte en 1936 (AD88 - Edpt221/1M1/31)Bains-douches de Granges-sur-Vologne, plan du rez-de-chaussée dressé par Ch. Gillet, architecte en 1936 (AD88 - Edpt221/1M1/31)

Les activités connexes : lavoir, centre médical, piscine.

Il n'est pas concevable de laver le corps puis de remettre des vêtements sales. Aussi, des lavoirs ou blanchisseries sont la plupart du temps adossés aux bains-douches (Nomexy, Remiremont). C'est l'occasion de mettre à disposition un matériel moderne et sophistiqué que les Vosgiens n'ont pas encore l'habitude d'utiliser. En plus des premières machines à laver et des essoreuses, des séchoirs à air chaud sont proposés. Toutefois, les buanderies ne sont que peu utilisées au 19e siècle par les habitants qui préfèrent les méthodes traditionnelles.

Dans la continuité de l'esprit thermal, plusieurs bains publics bénéficient de la présence d'au moins un médecin sur le site (Gérardmer, Remiremont, Épinal, Thaon-les-Vosges). Attachés aux bains, ils sensibilisent davantage leurs patients aux bienfaits de bains réguliers, et facilitent l’accessibilité à la gratuite pour les malades indigents. Leur cabinet est généralement installé en plein cœur de l'établissement et prescrivent les bains particuliers (douche écossaise, étuves, douche russe). A Saint-Dié en 1907, les bains médicinaux sont autorisés dans les cabines par les baigneurs qui se pourvoient en médicaments "à leur frais, risques et périls". Ils font l’objet d’une déclaration préalable, sous peine d’une indemnité représentant le prix d’un nouvel étamage de la baignoire.

Fin 19e siècle, les douches sont encore perçues comme exceptionnelles et réservées au cadre thermal et aux prisons. Toutefois, elles tendent à se démocratiser au début du 20e siècle, où elles sont recommandées par les médecins hygiénistes. Elles ont l’avantage de laver le corps dans un temps relativement court, avec une quantité d’eau réduite. En effet, le bain en baignoire est assez long (20 minutes à 1 heure), et utilise beaucoup d'eau (250 litres environ). Il est finalement trop long et cher pour les plus humbles. Les douches (environ 5 à 20 min pour 50 litres d'eau) sont ainsi destinées aux classes populaires, tandis que l'on observe la création de cabines de bains luxueuses différenciées. Par exemple, les bains de Remiremont et d'Epinal au début du 20e siècle, proposent des bains ordinaires accessibles de 2e classe, et des cabines de bain en baignoire de luxe de 1ere classe (avec serviettes et peignoir). De plus, la piscine est exploitée à différents tarifs en fonction des jours de la semaine réservés à chaque type de populations.

De plus, les heures et jours d'ouvertures sont aussi établis afin de séparer les hommes, des femmes et des scolaires.

Le bain-douche-lavoir du Bastard à Remiremont est agrandi en 1903 en supprimant son bassin à ciel ouvert servant de réservoir en cas d'incendie, pour accueillir à la place, probablement, la première piscine publique de natation des Vosges (hors bains thermaux), avec de l'eau chauffée. L'objectif de ce projet est double : il permet de disposer d'un bassin offrant un bain collectif qui est particulière pratique dans le cadre scolaire. Chaque élève des écoles publiques reçoit alors gratuitement 1 bain par mois lui permettant d'acquérir des habitudes d'hygiène. De plus, la piscine permet l'apprentissage de la natation, tout d'abord dans un souci de sécurité publique, puis dans une optique sportive.

Au début du 20e siècle, les piscines sont le symbole et l'outil à la fois les notions d'hygiène et de loisirs qui sont encore complètement liées. La séparation entre les deux se fait dans la période de l'entre deux guerres, lorsque les communes créent des piscines dédiées uniquement aux loisirs et aux sports, généralement en parallèle du bains-douches existants. L'établissement de bains publics avec piscine de la Louvière à Epinal est par exemple construit en 1921 à coté du gymnase, et on y adjoindra rapidement un terrain de tennis. Le Club Athlétique Spinalien obtient d'ailleurs, quelques mois après l'ouverture en 1923, des tarifs et horaires spécifiques pour ses entraînements.

Le mouvement se renforce dans les années 1970, lorsque l'État lance un programme dit des "1000 piscines" pour l'équipement des communes en piscine municipale.

Carte de répartition des piscines existantes dans les VosgesCarte de répartition des piscines existantes dans les Vosges

Modernisation et disparition

La création de piscines ou plus largement l'ajout de nouvelles activités en parallèle des bains-douches ont permis leur entretien et leur modernisation, notamment dans les années 1950. Toutefois, l'hygiène est progressivement associée au milieu du 20e siècle à une pratique privée, notamment suite à la seconde reconstruction et les rénovations des années 1950 à 1970 qui généralisent l'adduction d'eau et la salle de bain dans les logements. Une partie importante des bains publics ferme donc ses portes dans les années 1970 et 1980. Mais les plus grandes villes proposent encore un service public de bains-douches, a destination principalement des mal-logés (quelques logements n'ont pas d'eau courante), des travailleurs pauvres et des sans domicile.

Sur les 25 établissements relevés dans les Vosges, plus aucun n'est en service, 4 bâtiments au moins ont été détruits et les autres reconvertis. Toutefois ce premier repérage des bains-douches des Vosges mériterait d'être complété, notamment par un recensement des structures installées dans les usines et par une analyse approfondie de chaque site.

Tableau de recensement des bains-douches des VosgesTableau de recensement des bains-douches des Vosges Carte de répartition des établissements de bains-douches relevés dans les Vosges.Carte de répartition des établissements de bains-douches relevés dans les Vosges.

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